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PNJ
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Sujet: Quête n°2 Lun 15 Jan - 12:00

Quête n°2



L'ambiance est terriblement différente que lors du festival : une réception donnée alors que l'Empire est sur le pied de guerre, menacé de rébellion ? Depuis la mort du haut-roi, l'ambiance au palais bleu s'est fragilisée, tendue, et les premières nouvelles d'une "visite" des Sombrages à Fortdhiver monopolisent les discussions. Le risque d'une guerre déclarée se rapproche à chaque instant, et tous les soirs de la semaine, le légats et la majorité de ses hauts lieutenants sont en bas, dans la cour de Mornefort, à entraîner encore et encore leurs troupes. La réception donnée ce soir au palais bleu est gardée par les gardes de la ville, mais singulièrement peu de membres de la légion sont présents. A savoir si cela rendra la fuite des assassins après le meurtre plus aisée ou plus compliquée...

Car le contrat cette nuit est important et requiert la présence et l'entraide de plusieurs assassins de la Confrérie : tuer le premier tribun de la Légion, le second plus haut pouvoir militaire impérial en Bordeciel, juste après le Légat.  

Vous vous trouvez pour l'instant dans le hall du palais, en bas des escaliers menant au trône - ce ne sont pas de festivités ouvertes à tous, ni "populaires" contrairement au festival de l'Ancienne Vie. L'atmosphère est calme, feutrée, quelques bardes jouent des airs calmes et nostalgiques, presque tristes. Quelques tables portant des entrées et boissons sont disposées, mais le véritable repas s'effectuera entre privilégiés, autour d'une table. Pour l'heure, nobles et figures importantes discutent, debouts ou assis, éparillés dans la pièce et les ailes de celles-ci, attendant la venue de la haute-reine et de ses plus proches conseillers. Il s'agit ce soir de s'assurer le soutien des familles nordiques importantes, avec le risque d'une guerre civile interne à l'Empire, peut-être chercher des fonds. Vous trouverez au fond de la pièce les escaliers vers l'étage - le trône, à droite et à gauche, de la pièce, des arches ouvrant sur des larges couloirs, eux aussi occupés, et portant de nombreuses portes, certaines ouvertes, certaines non.

18h, la Haute-Reine, le tribun, thanes, et huscarl se joignent à la compagnie.

Il s'agit dans un premier temps de repérer votre cible, qui est accaparée par un thane, mais isolée de sa garde - on la reconnaît facilement à son uniforme. Trouver comment l'assassiner, se repérer mutuellement, les possibles obstacles, civils pouvant vous aider involontairement ou qui risquent de vous gêner, voire empêcher le meurtre d'advenir. Il semblerait que vous ayez besoin d'une diversion ou de l'attirer à l'écart, car il y a du monde, mais ce n'est pas la bousculade du marché..

Qui, quand, où ? Solitude, le 25 Primétoile. Toute personne vivant à Solitude ou ayant une raison d'y être, surtout si liée à la Légion est bienvenue - les innocents témoins sont aussi importants que les tueurs ! Que vous soyez la pour discuter politique, dévorer les plats, reluquer votre prochaine conquête, faire les poches de quelqu'un ou lécher les bottes... Tout assassin, membre de la Confrérie noire ou non est également attendu : le contrat est important et nécessite en théorie votre entraide pour réussir. Cependant, celui qui a engagé la Confrérie a aussi proposé des prix juteux à des tueurs indépendants et des mercenaires - sa mort, mais aussi sa torture pour des informations ont été négociés en dehors de la Confrérie. Cela laisse une certaine concurrence, le choix de se retourner contre la Confrérie, leur montrer ce qu'on vaut, leur passer devant... ou pour ses membres, revendiquer leur talent unique en réussissant parfaitement cette mission, ensembles.

Les rps à plusieurs dont chaque message est long sont parfois difficiles à gérer : trop de choses à répondre en même temps, trop de dialogues de tout côté, etc. Nous abaissons donc le minimum de mots à 200 : vous êtes libres de faire plus si vous préférez évidemment !

N'attendez pas le PNJ ! Celui-ci surviendra plus ou moins régulièrement en fonction des cas, mais ces interventions ne seront pas régulières et pas à chaque tour, n'hésitez pas à faire avancer l'action de votre côté et à prendre des initiatives/vous re-répondre sur plusieurs tours !

Pour lancer les dés n'oubliez pas de vous rendre ici

Nous vous conseillons d'indiquer au début de vos postes la localisation de votre personnage, et d'indiquer le nom des autres personnages de manière colorée pour que tout le monde s'y retrouve.
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Général de Légion
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Sujet: Re: Quête n°2 Lun 2 Avr - 17:43

« Ne jamais quitter tes collaborateurs des yeux. »


Solitude, Palais Bleu.

Cette période est submergée par la crise diplomatique qui traverse Bordeciel. Plus loin, il y a l’assaut contre l’académie de Fortd’hiver, ici c’est les consolations des plus nobles. Cette réception ‘est pour lui qu’un moyen pour eux de s’attirer les bonnes faveurs de l’Empire. Il s’avance, entre dans le palais, tout en faisant des mouvements de tête pour saluer les convives. Il se sait craint et parfois la cible de rumeurs. Ses iris céruléens les observent tous, son Légat semble essayer de leur rendre chacun des regards qu’il croise, cela fait sourire le Général. Il avait du mordant, c’était ce qu’il fallait pour l’Empire. Il fallait remodeler l’image que Cyrodiil renvoyait. Il a troqué son plastron de bataille pour celui d’apparat. Ses bottes en acier frappe le sol d’un tintement régulier et reconnaissable. Les symboles de la Légion y sont représentés : le dragon, les lauriers, les impacts aussi…. Le second de l’Ambassadeur avait insisté pour le faire changer, mais l’homme avait refusé, ce n’était pas une vitrine qu’il voulait enfiler, mais une armure qui le protège malgré tout, surtout dans ce genre de soirée. Sa cape rougeoyante trône derrière lui, surmonté d’une fourrure épaisse, fourrure dont il se sépare volontiers à la demande de son second.

Marcus approche et s’incline par respect devant la Haute-Reine, son regard capte le sien avant qu’il ne se redresse, observant le Tribun et les Jarls présents s’incliner devant lui. Cette soirée devait être une réception pour rassurer les nobliaux, il le voyait ainsi, pour lui ce n’était que de la paperasse sans importance. Il savait d’avance les ceux-ci allait vouloir minauder contre lui pour avoir des faveurs. Ce n’était pas le lieu et encore moins le moment. Le général offre son bras à la Haute-Reine, l’escortant dans toute cette foule, son Légat à deux pas de lui qui semble discuter avec le Tribun et un Thane, dont il ne sait rien. Il se rend compte qu’il ne connaît pas tout le monde. Il devait un jour remédier à ce problème, surtout concernant les Thanes et Huscarls. La table des victuailles s’offre à ses yeux, il attrape la coupe que la femme lui présente. Il n’est pas pour boire, il est trop rigide, elle lui fait remarquer, mais il lui renvoie un sourire en coin. Il n’aime pas se détendre dans un pays où tout peut arriver.

Des murmures attirent son attention. Une effusions de propos contre la tactique employé par l’Empire. Il s’en approche, laissant même la Haute-Reine s’amuser de sa position en tant qu’Ambassadeur de Titus Mede II. Il inspire un goulée d’air, voyant le Légat revenir avec le Tribun, il appose son opinion à la Noblesse Nordique.

« Il semblerait que le choix de passe le Sud-Est sous la juridiction de l’Empire vous pose un problème ? Ce choix n’est pas dénué d’intérêt, j’aimerais vous l’expliquer plus en détail. »

Il marque une courte pause, comme pour se rappeler la carte dans sa tête, voyant déjà où se situait chaque camp. Il reprit alors son plaidoyer improvisé.

« Bruma se situe non loin de Faillaise, il serait judicieux pour nous d’obtenir l’aide du Jarl pour faire passer des troupes. Fortd’hiver m’inquiète, j’aimerais aider le Jarl et l’Archimage, mais avant toute chose, il serait plus judicieux de préparer le terrain, permettre à nos troupes d’encercler Ulfric, le piéger comme un Ragnar si on peut dire ça ainsi. »

Il ne s’étend pas, mais cela semble calmer les Nobles, alors qu’au fond ce n’était qu’une partie des plans qu’il prévoyait de mettre en œuvre pour aider le Nord-Est.

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Chasseur de dragon
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Sujet: Re: Quête n°2 Mer 4 Avr - 20:10

Alors, c'est une quête...
En quel monde était-ce une bonne idée, que d’être présente à ce dîner protocolaire, ce dîner politique qui incluait beaucoup trop de forces impériales ? Si Attheia connaissait le mot anxiété, et son comparse le terme stress, elle l’éprouverait, mais elle ne ressent que l’attente avant la bataille. C’était peut-être une erreur qui lui couterait cher, mais la stratégie commandait parfois de laisser une victoire à l’ennemi pour gagner la guerre, et elle n’avait aucune peur. Elle ne se laisserait certainement pas effrayée par une bande de nobles drapés dans leurs soieries.
Attheia portait pourtant une robe qui avait appartenu à sa mère à son âge, quand elle avait du elle aussi assister à de telles soirées endimanchées et par bonheur, l’opiniâtreté de son lignage féminin apportait un peu de sens pratique face à l’élégance. Sa robe de cramoisi couleur sang la laissait respirer sans contraindre ses mouvements sous l’étoffe de velours, et les bijoux qu’elle portait ressemblaient plus à des pièces d’armure sertissant sa gorge, ses poignets et son front qu’autre chose, malgré leur éclat d’or véritable. Pour quiconque l’avait vu ces derniers mois, elle ne se ressemblait pas. Les mois de débauche et de désespoir avaient ôté tous ses atours jusqu’à la laisser en chemise longue, et l’armure lui collait comme une seconde peau une fois son sang-froid retrouvé. Malgré les années passées sur les terrains d’entraînement, Attheia avait pourtant été éduquée à porter ses robes et vaquer au milieu de la noblesse, sourire et apprendre, les dents aiguisées malgré le rouge sang de ses lèvres maquillées. Elle traverse la foule, un gobelet de vin au bout des doigts, comme si elle était à sa place parmi les siens.
Ce n’était pas une bonne idée, alors qu’elle aperçoit Marcus, si repérable avec sa carrure d’ours et son uniforme de légionnaire. C’est une très mauvaise idée, mais elle ne reculera pas. Ils l’ont laissé entré sans poser de questions, elle a vécu des années à Solitude, sa noblesse est connue, et sa désertion inconnue de simples gardes de la ville. Ce sont les affaires de la Légion. Mais elle ne reculera pas. Se faire entendre des jarls des provinces n’est pas suffisant pour vaincre la menace, et elle entend avoir quelques mots avec la haute-reine, la jarl de Solitude jusqu’au vote du conseil – des dragons sont de retours et terrorisent vos sujets, majesté. Mais près de la femme la plus puissante de Bordeciel, se trouve Marcus, et d’autres de la Légion, pourtant Attheia s’approche à pas de velours jusqu’à être dans leur entourage.

Elle cueille nonchalante une tartelette d’une table, la déguste, mais son attention est ailleurs.  Elle se déteste de tendre l’oreille aux propos de Marcus, d’y être sincèrement intéressée. Comme si cela lui manquait. Comme si cela lui manquait. Dans son propre plan, les batailles et les stratégies ne manquaient, pas, mais un dragon n’est pas un animal que l’on peut piéger comme un Ragnar. Dans les vieux papiers des ancêtres de son père, l’intelligence des dragons, de certains au moins, se voulait aussi affûtée que leurs griffes étaient tranchantes et leurs flammes brûlantes. Attheia penche la tête sur le côté, captant le regard du tribun et du légat qui ont rejoint Marcus et la Haute-Reine. Elle sourit, semblant sincèrement perplexe par les propos tenu par Marcus, sa voix n’ayant perdu ni de sa fermeté ni de sa franchise lorsqu’on venait plans de batailles : « - Vous parlez de Faillaise ici, mais qu’en est-il Helgen ? Nous avon perdu un bastion entier face à u dragon, pourquoi parler de préparer une nouvelle guerre lorsqu’on perd celle en cours ? » Il pourrait la traîner devant ses pairs pour désertion, la jeter dans des geôles, mais elle regarde sans peur. Devant la Haute-Reine au milieu de la foule ? Elle ne se sent pas en tort, elle se sent au contraire bien plus justifiée que lui dans ses actions : les Sombrages ne sont pas la priorité, ni un grand péril et tourner le dos à la menace draconique est un acte de lâcheté pire qu’un désertion, coupable de la défaite des Hommes. Elle avait toujours porté la responsabilité de ses actes, mais pour l'heure la seule chose qui compte à ses yeux c'est de faire entendre sa cause et son urgence à la Jarl.

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Chef des Voleurs
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Sujet: Re: Quête n°2 Mer 4 Avr - 22:17
Quête N°2
Askip, voler c'est mal.
Est-ce que se pointer au Palais Bleu, avec une invitation gentiment subtilisée pour une réception privée est une bonne idée ? Bonne question. Est-ce que Berich en a quelque chose à battre ? Nope, pas du tout. Il regrettera plus tard au pire des cas. Ou alors il se félicitera d’avoir pu accomplir une avancée supplémentaire. C’est quitte ou double, et il est prêt à prendre le risque. Il faut bien que quelqu’un se bouge le cul pour redorer le blason de la Guilde, même si ses quelques tentatives n’ont jusque là pas été franchement fructueuses. Ça fait au moins une raison pour pas rentrer de suite à Markarth pour à nouveau devoir supporter l’aigreur d’Arawn. Il a jamais vraiment pu s’introduire dans le Palais Bleu et il y va à l’aveugle. C’est foireux, mais est-ce qu’il peut vraiment faire beaucoup mieux ?

Il est pas franchement à l’aise quand il entre. Il y a déjà trop de membres de Légion à son goût. Il sait qu’il est pas à sa place. Et même si eux ne sont pas au courant, le voleur en vient à se demander si il ferait pas mieux de vite repartir. Pourtant, les quelques belles bourses accrochées aux ceintures de quelques nobles finit par le convaincre que ça pourrait être pas mal de se balader parmi eux. Il réajuste la tenue qu’il a dégoté pour l’occasion ; ça lui a coûté cher cette connerie et il entend bien rentabiliser cet investissement. Si l’homme commence par faire le tour de l’endroit, tâchant au moins de se fondre dans cette masse. Il s’arrête alors qu’il croit voir une figure connue, plissant les yeux peu sûr de lui. Beratius a clairement pas prit l’habitude de voir sa collègue déserteuse ainsi vêtue. Si ça l’étonne, il n’en dit rien et passe son chemin. Il l’évite même à vrai dire. Son attention finit par se porter sur un homme un peu plus isolé. La parfaite victime pour commencer sa récolte. Le tribun aussi, accessoirement. Mais c’est clairement pas le genre de détail qui l’intéresse, une bourse reste une bourse, peut importe son ancien propriétaire, n’est-ce pas ? Après un détour pour pouvoir l’approcher par derrière, le voleur se met à la tâche. Ce n’est pas son domaine mais pourtant, il parvient à défaire les lacets sans trop de mal. Et surtout, sans se faire repérer. Un large sourire vient parer ses lèvres et il prend vite ses distances alors que le butin trouve sa place à sa propre ceinture. Peut-être qu’on l’a vu faire, mais en attendant, on ne l’a pas arrêté.

Et alors qu’il cherche le prochain nobliaux à soulager de quelques pièces, quelques protestations lui parviennent aux oreilles. Oops. Un coup d’oeil par dessus son épaule lui indique que ce messire a vite remarqué l’absence de ses précieuses pièces. Dommage que Berich soit à présent un peu trop loin pour lui. Ça ne l’affecte pas plus que ça, pour l’instant du moins. Tant que personne ne remarque que d’autres choses viennent à disparaître, il pourra continuer. Restera plus qu’à parvenir à décider du moment idéal pour s’esquiver sans demander son reste.

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Général de Légion
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Sujet: Re: Quête n°2 Jeu 5 Avr - 16:00

« Ne jamais quitter tes collaborateurs des yeux. »


Solitude, Palais Bleu.

Les dragons. Une menace bien réelle et malheureusement il le sait. Il ne peut pas gérer un conflit pareil, pas lorsque les Sombrages s’entêtent à vouloir continuer la guerre. Les mots qui lui rappellent ces mots ne peuvent que venir d’une personne. Il ne penserait pas la rencontrer ici, pas après avoir disparu de son champ de vision. Il inspire longuement, le soldat qu’il est n’est pas désarçonné, mais les Nobles si. Cela le fait sourire intérieurement, son regard perçant se fige sur la silhouette rouge de la femme. Il se surprend à arquer un sourcil, ce n’est pas souvent qu’il peut l’observer paré d’atout. Il se tourne lentement vers elle, la Haute-Reine semble s’intéresser à la question. Marcus pourrait très bien la maudire, la faire jeter en prison. Simplement pour désertion, mais il ne peut pas passer à côté de ce qu’elle dit et il n’est pas d’humeur massacrante. Il semble marquer un temps d’arrêt avant de se courber devant la femme comme si c’était un pair, une égale. Oh ça, elle l’est, mais devant tout le monde non, pourtant il l’estime, il a aimé combattre avec elle. À la cité impériale c’était une combattante hors-pair. Mais au lieu de la traîner au sol devant tous, il se courbe, laissant son légat se crisper et le Tribun faire la tronche, oui ils savent, mais lui sait que les autres convives ne sont pas plus au courant qu’un mendiant… quoique.

« Pourquoi parler d’une nouvelle guerre ? Parce que je comptais sur vos troupes pour chasser cette créature. », souffle t-il comme si c’était évident, une évidence qu’il met en place et qui semble convenir aux Nobliaux, elle jouait ? Il prenait plaisir à jouer et à montrer que malgré la désertion, il lui faisait encore confiance et qu’elle était un soldat important. « Attaquer sur deux fronts est ce que j’apprécie par-dessus tout. Nous avons perdu Helgen car nous ne pensions pas que les Dragons existaient, si on excepte Akatosh... », il pose son poing contre son torse comme pour marquer une prière à ce Dieu qu’il vénérait plus que les autres Divins. « Mais cela n’empêchera pas l’Empire de combattre ce nouvel ennemi. Je suis sûr que vous désirez autant que moi abattre cette créature. »

Il semble sûr, mais il compte sur ses double-sens pour faire comprendre à cette femme vêtue de pourpre qu’il n’était pas idiot, pas au point d’avaler la défaite amère qu’il avait pris à Helgen, il comptait bien faire tomber à ses pieds ce maudit Dragon et Ulfric. Son regard cristallin se fait perçant. Il déteste perdre, même si ce Dragon n’était pas au programme de cette fameuse journée. Il soupire, fixe sa coupe, pas du tout intéressé.

« N’êtes-vous pas d’accord, très chère Attheia ? »

Il plisse le regard avant d’entendre quelque chose, comme du remue-ménage. Il soupire, observe sur le côté son Tribun qui tourne sur lui-même, rouge de colère, puis de honte en croisant le regard du Général. Son Légat semble bien s’amuser, il s’approche et déclare simplement qu’un pickpocket était dans les parages. Marcus hausse un sourcil avant de soupirer, observant autour de lui d’un regard assez blasé. Les voleurs, il fallait en plus des Nobles qu’il supporte les voleurs dans ce lieu ? Le Général  propose son bras à la déserteuse, souriant faiblement, alors que la Haute-Reine semblait s’intéresser à l’état d’affolement du Tribun se moquant de lui ouvertement. Marcus laisse libre à cette femme en robe pourpre de l’accompagner, alors qu’il va pour faire son bain de foule. Il cherche avec attention ce voleur, mais il ne semble que trouver d’autres Nobles qui râlent de voir leur argent disparaître…. Le soldat semble être blasé de voir que dans chaque pays la Noblesse n’est pas très intelligente. Il continue alors de fureter, regrettant presque de ne pas connaître tous les visages présents ici…. Il repère non-loin un couple de marchand réputé pour leur vin, au fond, un noble qui semble avoir une culture de raisin…. Mais les autres il n’arrive pas à bien les discerner.

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Chasseur de dragon
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Sujet: Re: Quête n°2 Lun 30 Avr - 19:23

Alors, c'est une quête...
Attheia sourit mais derrière la police de son sourire il y a la tension de muscles qui n’ont pas fuit devant un dragon. Elle perçoit les mouvements dans son champ de vision, des nobles et des serviteurs, des voleurs qu’elle ne reconnaîtrait pas s’ils n’avaient pas une histoire commune, Berich et elle. S’ils n’étaient pas étrangement similaires, légionnaires déserteurs qui s’étaient retrouvés face à face dans l’obscurité d’un bordel que la Légion aurait dû avoir trop d’honneur pour connaître. L’homme ne lui déplaît pas, même si le sens de la justice d’Attheia tique à ses activités. Et pourtant. N’ont-ils pas ce qu’ils méritent, de ne pas remarquer ses mains lestes ? Sur un champ de bataille, leur inattention leur aurait coûté la vie. Qu’ils s’estiment sauvés que cela ne leur coûte que quelques septims qu’ils avaient sans doute en trop. Pour cette raison la jeune femme ne comptait pas jouer à la délation contre le voleur – pas si elle pouvait l’empêcher. Surtout pas quand, comme lorsqu’avant une bataille, son attention est canalisée par une seule personne, son adversaire ou son sauveur. Elle perçoit les mouvements et sons qui les entourent, mais elle leur est complètement indifférente, concentrée sur un seul être qui a toute son attention, et chacun de ses mots lui est adressé. Convaincre autrui par les mots, ou l’abattre de sa lame représente la même simplicité, le même ordre d’idée dans l’esprit stratège et clair d’Attheia. Alors c’est la même émotion soigneusement contrôlée qui la traverse – juste assez de peur pour rester sur ses gardes, l’esprit en éveil et prête à tout, impatiente et patiente à la fois.

Elle ne regarde même pas en face tribun et légat dont elle sent la désapprobation méprisante pour sa personne. Qu’ils aillent se faire foutre, qu’ils essayent de la mettre dehors : cela ne donnerait même pas un combat à la hauteur des espérances de la brune. Cela fait bien longtemps qu’elle a, intérieurement, cessé de les respecter tout à fait. Ils étaient, à leur échelle, responsables de la décadence de la légion, et elle ne pouvait que les blâmer pour cela. Marcus était différent. Elle respectait l’homme qui la considérait comme une égal et ce n’était pas un vain mot pour Attheia. Pour gagner son estime et son respect, il fallait y aller et le général avait réussi cette prouesse, aussi bien dans les aires d’entraînement qu’autour du plan de bataille. Elle se détend légèrement le voyant s’incliner. Un peu. Elle restait sur ses gardes et Attheia ne battrait jamais en retraite. Encore moins lorsque le champ de bataille s’appelait dragon. Mais elle esquisse un sourire moins prédateur, plus naturel. Elle se demande si sa présence le surprend, s’il a été pris de court.

L’audace de Marcus lui fait arquer un sourcil, garder le silence. Ses hommes à elle ? Le général ne recule devant rien apparemment. Comme si elle était encore membre de cette légion, sous ses ordres – avec sous les siens une véritable cohorte. Elle n'a pas de base, peu d’hommes, et ressemblerait plus à une mendiante qu’autre chose si elle savait s’abaisser à supplier.  Quelques mois avant elle s’en serait enorgueillie. Aujourd’hui elle redresse fièrement le menton, mais elle perçoit l’ironie de ses mots. Comme Marcus elle porte le poing à sa poitrine, au nom d’Akatosh, baissant un instant le front dans l’une des rares traces d’humilité qu’on peut lui voir. Il n’y a rien de plus réel qu’un dragon face à vous. Elle le désire plus que lui, trahit le regard d’Attheia, les prunelles brunes flamboyantes un instant, comme si Akatosh s’exprimait au travers d’elle. Le bras armé de l’aedra, porte-flambeau prête à mourir dans la bataille, voilà ce qu’elle veut être. « - Je n’aurais pas dit mieux, et je m’incline devant vos propos, général. Nous vaincrons. » acquiesce Attheia, passant son regard de Marcus à la haute-reine, sans s’arrêter sur les simagrées des deux autres légionnaires.

Elle laisse passer une demi-seconde de silence, limpide comme au cœur d’une bataille, au ralentis avant de prendre le bras du général Tullius comme si de rien n’était. Comme si c’était leur place et qu’ils n’étaient pas ridicules, qu’ils jouaient le jeu. Elle fend la foule à son bras, comme si de rien n’était, sans tendre l’oreille aux conversations qui l’entourent. Elle reste un instant silencieuse avant d’aborder sans détour la question qui l’intéresse, sans céder à la surprise d’être sur la même longueur d’onde et encore libre de ses mouvements. « - Nous sommes donc d’accord qu’il nous faut une première ligne d’élite pour faire face à la menace draconique avant de perdre notre temps en conflits civils et stériles. »  C’était d’ors et déjà un meilleur constat que son approche plus pessimiste de la soirée et des discours qu’elle comptait y tenir. Elle aurait l’oreille de Marcus Tullius – à elle d’en faire bon usage. Elle baisse la voix pour n’être plus audible que de lui, le regard rivé en avant sans voir réellement Berich qui s’approche. « - Vous savez comme moi que mes troupes n’en sont pas capables pour l’heure.J’ai besoin d’hommes, de ressources, d’un quartier général.» La guerrière serre les dents, ravale sa salive et lui jette un coup d’œil. Digne parce qu’elle n’avait pas grand-chose d’autre avec son courage. « - Vos mots sont beaux, mais qu’en est-il de votre réel soutien à ma cause et à mes hommes ? »  Elle n’est pas une lâche qui recule.  Et lors d’une percée, il faut aller jusqu’au bout.


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Chef des Voleurs
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Sujet: Re: Quête n°2 Lun 30 Avr - 22:26
Quête N°2
Askip, voler c'est mal.
Tout semblait bien se passer. Ça l’étonne presque mais pourtant, ça l’encourage à continuer. Encore un peu, profiter de cette chance à laquelle on l’autorise à goûter. Berich est gourmand ce soir, tant qu’il est capable de dissimuler cette richesse nouvellement acquise, pourquoi se priverait-il ? Être raisonnable ne fait pas partie de ses plans pour ce soir. Il fait une légère pause cependant, un maigre sourire aux lèvres alors qu’il observe ses dernières victimes. C’est satisfaisant, quelque part, de les voir doucement paniquer, de les voir se mettre à chercher quelque chose qu’ils ne retrouveront certainement pas. Il s’est arrêté près du buffet et prend le temps de se remplir la panse, le regard traînant une nouvelle fois sur les convives. Devrait-il choisir une nouvelle cible ? Ou peut-être profiter de l’agitation ici pour aller faire un tour dans le palais ? Le choix est difficile mais ses yeux finissent par se reposer sur Attheia et son compagnon le gradé. Vision presque surprenante, mais il ne s’y attarde pas, les deux ont leurs objectifs, les deux ont des affaires à mener et il ne compte pas venir déranger ses plans. Cependant, c’est sur l’homme qu’il s’attarde. Il l’observe de loin, plissant le regard alors qu’il finit par hocher la tête pour lui même.

Tenter de détrousser cet homme pourrait être un bon moyen de conclure la soirée. Ou du moins, la première partie de la soirée, il ne lui resterait plus qu’à visiter quelques chambres. Le voleur réajuste sa tenue, demeurant détendu alors qu’il s’approche du duo. Sûrement que la femme sait très bien ce qu’il est en train de faire, il ne s’en inquiète pas malgré tout, presque certain qu’elle n’emprunterait pas la fourbe voie de la délation.

Berich ne s’arrête pas devant eux, se contentant d’adresser un clin d’œil à la brune et un léger salut au général, simple politesse dont il s’embarrasse avant de tenter de lui subtiliser quelque chose. Il est d’ailleurs passé derrière lui, repérant la bourse après quelques secondes. Habile dans ses gestes mais surtout rapide, il s’occupe de défaire ces lanières de cuir qui retiennent la bourse, il grimace alors qu’il a du mal ; il veut être rapide, récupérer ces quelques pièces et se tirer. Encore aurait-il fallu que les choses se passent comme prévu. Il est pas loin de réussir et pourtant, un élément attire son attention, juste ce qu’il faut pour le distraire, juste ce qu’il faut pour que la bourse glisse d’entre ses doigts. L’action se déroule presque au ralentit pour Berich, grandement conscient de la connerie qu’il vient faire. Il sait qu’il devrait bouger de là, se tirer avant que le général cherche à comprendre comment et pourquoi sa bourse s’est retrouvée au sol. Cet instant d’hésitation entrave ses réflexions, et il est conscient qu’il est beaucoup trop tard pour tenter quelque chose de bien développé. Alors il tente de se détourner, de marcher dans une autre direction, le poing serré, la mâchoire contractée alors qu’il jure salement, se maudissant pour cette erreur digne d’un amateur.
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Général de Légion
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Sujet: Re: Quête n°2 Jeu 3 Mai - 21:22

« Ne jamais quitter tes collaborateurs des yeux. »


Solitude, Palais Bleu.

Il ne voit rien, n’aperçoit pas la menace qui s’approche et qui tentera sûrement quelque chose. Non, il se contente de marcher, de réfléchir à qui appartient chaque visage. Il prête une oreille à ce que sa compagne pourrait bien dire. Une compagne de soirée bien atypique. Les soldats qu’il connaissait, auraient pu rire de cette possibilité quasi impossible, mais c’était bien réel, elle était à son bras et son regard se faisait serein quand il l’observait. Elle se tenait bien, bon point qu’il nota, même son caractère enflammé lui manquait quelque peu. Il s’arrêta, buvant une gorgée de ce vin qui lui réchauffait l’estomac et la gorge. Il se demandait si sa retraite serait pour bientôt, un petit vignoble près de sa ville natale. Ce serait parfait, une joyeuse vie auprès d’une femme aimante, peut-être un ou deux marmots dans les pattes. Une bonne vie s’il arrive à se défaire de cette menace draconique et si le peuple Nordique arrivait enfin à laisser leur esprit s’ouvrir un peu plus au monde extérieur. Son oreille capte ce que la femme lui dit, il penche la tête en avant pour l’écouter, il comprend bien ses mots et le tout lui semble réel. Un bref sourire peint ses lèvres.

« Très chère. Nous sommes d’accord sur tous les points. Il faut que nous nous occupons de ce cas draconique avant de commencer à nous entre-tuer. Ce n’est pas la meilleure solution, mais il semblerait que Ulfric soit plutôt du genre à bien se mettre avant d’observer ce qu’il se passe en-dehors de ses terres. Toutefois, nous sommes aussi d’accord qu’on ne peut pas laisser le Jarl de Fortd’Hiver et l’Archimage sous sa coupe trop longtemps. Ils risquent d’être annexé et ce n’est pas ce que je cherche. Les Mages pourraient être d’une grande aide pour déloger ce Dragon. Tu ne penses pas ? », chuchote le Général.

Il a adopté un tutoiement. Il sait pourquoi, et il montre aussi qu’il l’estime pour lui parler d’égal à égal. Il se sent quelque peu confiant et il compte bien aider cette femme malgré les mains liées. Il devra se faire discret pour ça et il connaît les conséquences, cela n’est pas une bonne chose, mais cela reste dans l’ordre de la protection de Bordeciel. Il est plongé dans ses réflexions, alors que Atthéïa continuait de lui parler, il répond à une salutation. Il ne cherche pas à graver ce visage, il est concentré sur ce que la guerrière lui annonce. Il est d’accord, il va prendre un gros risque, mais il ne peut pas laisser un compagnon d’arme sans aide, il n’est pas comme ça. Si seulement le traité de l’Or Blanc n’était pas une chaîne, un collier doré et aussi étincelant que le diamant. Il ferme les paupières, inspire longuement, avant de les rouvrir, l’observant énonçant les faits de la même voix basse.

« Le Thalmor tire sur mon collier. J’obéis à l’Empereur, tout comme à leur ambassadeur. Je ne peux pas fournir tout ce que tu me demandes. »

Ses paroles sont crus, il persifle ça comme si c’était une insultes, des propos qu’il ne veut pas avoir, mais la suite semble plus intéressante, il sourit faiblement et pose sa main sur l’épaule de la femme, s’approchant venant murmurer à son oreille.

« Toutefois, je te propose d’agir en Cheval de Troie. Sous ma bannière, de t’y cacher et de récupérer Helgen. J’enverrais une troupe pour déloger les éventuels brigands qui s’y sont posés. Tu te mélangeras, toi et tes hommes dedans, tu attaqueras. Je te donne ce Fort en guise de bonne foi…. Il fournira ressources et hommes au nom de l’Empire, alors que ce sera pour toi. Aide-moi à tuer ce Dragon. »

Cela ressemble comme une douce mélodie, mais il est sincère, il regrette qu’elle est désertée, il ne comprend pas pourquoi, mais il saura bien plus tard, elle le lui dira sûrement, pas maintenant, mais il lui laisse le bénéfice du doute et surtout il se permet de lui donner une confiance aveugle, ainsi que de se mettre lui-même en danger à masquer ses hommes parmi les siens. Il sait qu’il va devoir menacer le Tribun pour qu’il ferme sa gueule. Son Légat n’osera jamais avouer un crime de son Général et si cela arrive, Marcus saura qu’il a fait une erreur et il en paiera le prix. Akatosh en sera témoin. Il lâche un sourire franc, presque attendrissant à la jeune femme, il ne veut pas qu’elle parte, il veut continuer de guerroyer avec elle, c’est ce qui lui plaît, sa combativité. Il aurait pu l’invité à discuter plus loin, mais un bruit l’interpelle, il cligne des yeux et observe à ses pieds, il se retourne un peu et voit une bourse. Il reconnaît celle-ci, il redresse ses yeux céruléen. Le geste est rapide, ses doigts savent ce qu’ils veulent, il a le temps de bouger : trop de monde, trop de Nobliaux qui s’entassent. Son pied écrase la bourse pour la maintenir sous son pied et ses doigts crochètent l’homme qui fuit, il tire sur son vêtement pour le ramener vers lui. Il ne va pas crier au voleur, non, il va le ridiculiser. Marcus le ramène, l’oblige à se tourner pour coller le dos du voleur contre son buste, un bras autour de son cou, la main sur son épaule, pour l’empêcher de fuir. Son regard est aussi féroce que celui d’un tigre, d’un loup affamé. Il soupire par le nez, la colère monte. Un certain respect pour oser le voler avec maladresse. Le Légionnaire le maintient avec force contre lui, comme si c’était un gamin qui avait été grondé. Il est petit, il reconnaît le visage de celui qui les a salué. Il garde ce faciès dans son esprit. Une gueule qui n’a rien de nordique, les traits sont bien trop fin pour être ceux d’un Nordique. Bréton ? Impérial ? L’un des deux assurément. Il grogne avant de lancer un sourire carnassier à la femme.

« Veux-tu bien m’excuser d’avoir abandonné ton bras pour préféré la petitesse d’un voleur pas assez doué ? »

Il se moque, c’est cruel, mais il sent monté en lui une certaine colère, et s’il avait tout entendu ? S’il répétait ses propos au Thalmor ? Il ne peut pas le laisser fuir, non, il va devoir le garder à portée de main toute la soirée pour ensuite lui expliquer ce qu’il lui arrivera s’il ose le nuire. Il soupire.

« Atthéïa. Je t’ai écouté et t’ai proposé quelque chose…. Ici, je t’offre beaucoup, je risque beaucoup. Est-ce que ce sont de belles paroles ? Énoncé là, sans aucune force ? »

Il revient sur leur petit ami, en souriant en coin, lui donnant même sa coupe de vin à ce voleur.

« Et toi ? Quel est ton nom ? Tu m’as l’air bien perdu. »

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Chasseur de dragon
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Sujet: Re: Quête n°2 Sam 7 Juil - 11:29

Alors, c'est une quête...

Au milieu de la foule légère, on complote. Et ce n’est pas de qui l’on pense qu’il faut se méfier : pas les ombres qui cherchent leurs proies, leurs lames ne reflétant même pas la lumière. Pas l’homme qui, renégat à la légion, faisait les poches des nantis. Non, de ceux envers qui l’Empire semblait avoir confiance. La noble fille d’héros, qui avait toujours vécu emblème sur le bouclier et glaive à la main. Le général d’armées en armure cérémonielles, venu parler politique auprès de la haute-reine de Bordeciel.  Ils pourraient avoir l’air d’amants en loisirs, de combattants en repos, et leurs coups d’oeils vifs rappeler que la guerre était à leur porte. A la place : aucun de leur murmure ne porte sur la galanterie ou le goût du vin. On parle presque de sédition à l’empire, d’opérer dans son dos, et de la confusion entre pieux mensonge et propos élusifs.

« - Je n’ai pas l’habitude de compter sur une intervention magique. » Le ton est légèrement teinté de mépris. Les mages : cela sonne toujours comme : Thalmor. Attheia a beau avoir une certaine affection pour l’Archimage, cousine par alliance et l’une des rares altmers qu’Attheia accepte en sa présence ( dommage que Arquen ne soit plus, comme elle-même, présente aux dîners familiers depuis longtemps. Elle l’aurait préférée à Irinwë. Cette chienne. ), elle reste toujours légèrement sceptique face à la magie. Elle préfère savoir ce qu’elle fait, travailler dur pour l’obtenir, et ne pas compter sur la probabilité d’un sortilège sifflant à ses oreilles, un sort qu’elle ne contrôle pas, et qui peut faire l’effet d’un feu de Nouvelle Vie humide. Les mages faisaient certes d’excellents partenaires au combat, et ils avaient besoin d’eux pour assurer leurs arrières contre les mages ennemis, et surtout les protéger et les soigner.  Et certes un mage pourrait être très utile contre un dragon…. Le stoïcisme et pragmatisme d’Attheia réfléchissent de concert, et un instant son regard se fait dans le lointain. Puis, elle tranche, presque un compromis : « - S’ils acceptent. Erissare pourrait me prêter l’oreille, mais les mages sont difficiles à contrôler. Et les Grises-Barbes eux-mêmes se lavent les mains des dragons. » Malgré la lassitude et le dégoût qu’elle ressent au rappel de cette réalité, son intérêt est piqué. Il y a presque de la malice dans sa voix lorsqu’elle interroge : « - Tu veux que je m’occupe d’Ulfric ? » Elle n’est plus de la légion, et si elle ne croit guère en l’existence divine de Thalos, elle serait plutôt, pragmatique, séduite par l’idée de s’allier avec les Sombrages pour se débarrasser du Thalmor et de leur joug. Mais le défi, évidemment, l’intéresse. Pourtant, le réel plan de Marcus lui plaira beaucoup plus.

Son regard se fait plus curieux, et dans la même émotion ; instigateur, tandis qu’elle analyse le changement qui s’est fait dans le général. Elle aurait dû le voir venir à l’expression grave du général. Semblable à la sienne, lorsque ce sujet là est annoncé. C’est difficile pour eux d’admettre une telle défaite, une telle humiliation comme celle du traité de l’or blanc. Tout le monde dans l’Empire tente d’être grâcieux à ce sujet, de ne pas envenimer les choses par la rancœur, et les désirs de revanche. Mais le constat est bien là. Ils sont comme conquis. Et l’Empire ne s’en remettra sans doute jamais. Attheia se raidit et le mouvement est sensible au bras de Marcus. Roide de colère, qui toujours refait surface à ce mot unique. Elle se force à ne pas prononcer un seul mot. Mais son visage s’est glacé, c’est une gifle et l’insulte destinée au Thalmor touche autant Attheia en face. Devra-t-elle livré une guerre à tout le domaine aldmeri pour avoir les mains libres de porter un coup aux dragons ?

Elle se réjouira plus tard d’avoir gardé le silence, car elle tombe des nues. Sans y penser, elle porte son poing à sa poitrine et le nom de son aedra passe ses lèvres sans qu’un son ne soit prononcer. Car Akatosh devait agir par eux.  Marcus a toute son attention. Helgen – ce nom rappelle en elle la terreur primale qui l’a saisit, infamante. Mais il rappelle aussi pourquoi elle a déserté, pourquoi elle se lance dans ce combat à corps perdu. C’est un symbole. Reprendre les tours calcinées c’est faire un pied de nez aux dragons, et Attheia le comprend et surtout s’en embrase.  Elle acquiesce imperceptiblement du menton, remplie de fierté et digne et gonflant légèrement sa poitrine. Regagner sa fierté et son honneur. Elle ne se fera pas avoir par des paroles lancées en l’air et des promesses sans honneur. Elle pourrait craindre que Marcus se moque d’elle, et qu’il ne s’agit que d’un plan revêche pour exposer l’étendue de la trahison d’Attheia. Mais elle est prête à courir le risque. Elle a pris son parti : elle n’a pas peur des donjons où elle emprisonnait les prisonniers ennemis de la gloire de l’Empire, pas plus qu’elle n’a pas peur du billot qu’elle fixait autrefois sans ciller.  Et Marcus, elle le sait, est un homme d’honneur, comme il y en a trop peu dans la Légion à présent. Attheia croit en sa parole et quelque chose passe entre eux un instant, compréhension et entente tacite, la jeune femme soutenant son regard, un sourire s’apprêtant à naître à la commissure de ses lèvres, la passion du combat et l’émerveillement de l’enfant conjoints.

Tout est coupé court.

Une bourse tombe au sol, tintement semblable au glas, qui interrompt leur conversation. Attheia avait le souffle coupé, s’apprêtant à répondre à Marcus qu’il aurait sa lame et sa vie. Elle vibre de l’intérieur comme en plein cœur de la bataille et le plan du général. Elle le voit se déplier devant ses yeux, et un sourire carnassier s’étend sur ses lèvres. Alors même qu’elle regarde Marcus agripper et maîtriser Berich au beau milieu de l’assemblée. Attheia patiente presque sage comme une image et un sourire doucereux sur les traits. Le même genre de sourire qu’elle adresse aux bandits qui osent souiller les voies impériales quand sa lame est dans leur poitrine ou sa botte sur leur gorge. Ce n’est pas un bon sourire, de l’extérieure, malgré l’apparence plaisante de la jeune femme ce jour-là.

Mais il y a un amusement certain dans son faciès, plaisanterie qui n’atteint pas ses yeux tandis qu’elle observe la scène. Elle arque un sourire approbateur. « - Je n’aurais manqué cette démonstration pour rien au monde. » concède-t-elle avec sincérité à l’excuse de Marcus. « - Tu sais parler à une femme. » Ou du moins, à Attheia. Offraient lui un fort, une vengeance, et possiblement une démonstration de force et elle sera conquise. Surtout : Berich l’avait plus que mérité. Tant pis si la honte cuisante lui chauffera les fesses pendant plusieurs jours. Et Berich, plus que tout l’avait mértié. Attheia ne méprise jamais rien de plus que l’échec et la maladresse. Il devait assumer son erreur et elle n’aurait aucune pitié. Elle ne le regarde même pas tandis qu’elle se rapproche d’un pas ample des deux hommes pour fixer Marcus et murmurer, audible d’eux trois seuls. « - Je le prendrais. Et je le tuerais. Les tuerais. » Car ce n’est pas qu’un dragon qui pose problème, et ils ne devraient pas tarder à renaître si les vieux documents des Lames qu’elle a obtenu parlent vrais. Et elle fait ici une promesse solennelle, à Marcus et à Akatosh, sur son honneur et sur sa vie. Je te rendrai fier : elle ne prononcera jamais ses mots, pétrie d’orgueil et de dignité, mais il y a de cela. Elle respecte, voire admire le général. Il s’est montré à la hauteur en tant que compagnon d’armes et supérieur hiérarchique pendant suffisamment d’années, pour qu’elle veuille l’impressionner et se montrer à la hauteur, elle aussi. Et l’honneur qui lui accorde est immense. Elle ne pourra jamais lui rendre la pareille, du risque qu’il prend en lui faisant confiance : à moins peut-être d’exterminer tous les dragons de ce plan.

« - Son nom est Berich Beratius. » La voix d’Attheia résonne, calme et négligente, en lieu et place de celle du petit voleur. Un impérial. Un ancien soldat de la légion impériale, mais cela, elle lui fait la douceur de ne pas l’expliciter, bien que le regard qu’elle porte sur Berich soit clair. Et méprisant tandis qu’elle baisse les yeux sur lui. Elle continue à voix basse, cinglante. « - Il n’a aucun intérêt à venir dans les jupes de l’Empire et du Thalmor. Au contraire. Il pourrait être utile… même si je te pensais au moins meilleur voleur que brave ou que combattant. » Qu’il garde le silence, elle n’en a aucun doute. Mais peut-il être utile ? Elle l’aurait pensé, avant cette débâcle. Elle, en tous cas, est prête à faire à feu de tout bois.


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Sujet: Re: Quête n°2 Mer 1 Aoû - 23:15
Quête N°2
Faisons un câlin au général.
Douce désillusion qui traverse son regard alors qu’il comprend que la fuite ne sera pas une optique possible cette fois-ci. Désillusion bien vite suivie par la détresse alors qu’il se fait saisir au col. Trop de monde pour pouvoir s’extraire correctement, trop de monde pour s’assurer une sortie en toute sécurité. Et trop de force dans le bras de l’homme pour qu’il parvienne à s’esquiver et se faufiler hors de là. Son coeur s’affole et la panique le gagne bien trop vite. Berich sait qu’il doit se calmer, trouver une solution pour fuir, que même malgré ce faux pas, Nocturne veille et qu’une échappatoire se présentera à lui. En espérant qu’on ne décide pas de l’exécuter sur place, ou juste de lui retirer ses biens les plus précieux, comprenez par là : ses mains. Un couinement lui échappe alors qu’il tente encore une fois de filer, en vain. Et à présent collé contre cet homme qu’il déteste déjà, sa face se décompose tandis qu’il observe autour de lui et les quelques regards déjà posés sur leur trio lui font baisser les yeux. La honte l’envahit et le petit voleur serre les dents. L’affiliation de cet impérial aurait dans tous les cas amplement suffit pour attiser le dédain qu’il lui porte à présent, mais ces événements viennent bien rapidement empirer ce sentiment. Ainsi maintenu, Berich tâche de s’agripper au bras qui l’enserre et qui entrave sa fuite si désirée, comme si ce serait suffisant pour le faire lâcher. Collé contre lui, il aurait presque pu apprécier si la situation avait été différente mais actuellement, il voudrait seulement disparaître, que plus personne ne puisse le voir, quitte à simplement s’enterrer aussi profond que possible. Et c’est la peur qui revient l’assaillir, violente, le prenant aux tripes alors que son sort lui paraît incertain. Il cherche Attheia du regard, seule option plus ou moins viable qu’il parvient à entrevoir. Peut-être que, par chance, en souvenir de ces quelques soirées à la côtoyer, la jeune femme voudrait bien lui venir en aide. Un peu. Juste un peu. Juste de quoi le faire sortir de là plus ou moins indemne.

Le voleur gigote et retrouve un peu de fougue au premier commentaire du légionnaire, touché dans son orgueil, s’agitant toujours aussi inutilement pour tenter de se défaire de cette emprise, nourrissant le maigre espoir qu’il puisse y parvenir à un moment ou à un autre et signifiant au passage son mécontentement. Un petit air choqué puis désabusé vient prendre place sur sa face à la répondre de la guerrière tandis qu’il se calme à nouveau. Vraisemblablement, se reposer sur elle n’est pas la meilleure des idées pour s’en sortir. Presque trop docile à présent alors qu’il réfléchit, il abaisse une nouvelle fois les yeux, fuyant le regard de ceux qui pourrait observer la scène, trop honteux face à cet échec. Son attention est bien vite attirée par la discussion échangée par ceux-ci et son regard navigue entre les deux autres impériaux. Les sourcils froncés, Berich cherche à comprendre, se maudissant presque de ne pas avoir prêté l’oreille à ce qu’ils disaient au lieu d’essayer de voler le mauvais bougre. Son œil dérive sur la coupe qu’on lui tend et il se contente de l’attraper, encore hésitant. L’envie de laisser la coupe tomber au sol dans l’insolence la plus totale ne lui manque pas mais il se retient et reste bien docile. Et c’est une expression outrée qui campe ses traits quand la réponse fournie par la brune lui parvient aux oreilles. Le voleur grogne et contracte sa mâchoire, comme si ce serait suffisant pour intimider qui que ce soit, on sait tous que c’est pas le cas.

Son ego en prend un coup, un gros coup même. Il a cessé de se débattre mais ce n’est pas une raison pour ne pas fusiller la femme du regard, crachant entre ses dents quand il s’adresse à elle, parlant à demi-voix, comme si l’autre n’était pas là. « Traîtresse. J’te pensais pas capable de finir au bras d’un abruti comme lui. » Ses yeux circulent entre les deux impériaux, directement dans les yeux pour Attheia et du coin de l’œil pour l’autre, avant de renifler, presque hautain alors qu’il n’est clairement pas en position de l’être, baissant d’un ton pour que ses mots ne soient audibles que d’eux trois. « Je sais pas ce que vous trafiquez et je m’en tape. Alors si le grand connard veut bien me laisser partir, j’me contenterai d’oublier. » Pour ponctuer sa phrase, il tente de donner un coup d’épaule, comme si ce serait suffisant pour se libérer. Si ce pseudo-chantage est la seule solution qui semble se profiler à l’horizon alors qu’il se trouve à court d’idée, le voleur reste peu certain de lui et ça se voit probablement tandis qu’il se réfugie dans quelques insultes hasardeuses. Il déglutit pour relever un regard plein d'espoir sur le couple. « S'il vous plaît..? Et... j'arrêterai de voler pour la soirée. Promis. » Ridicule et stupide, il tente de se rattraper sur un ton bien plus penaud, laissant sa fierté de côté. Il n'était plus à ça près de toute manière.
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Général de Légion
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Sujet: Re: Quête n°2 Lun 13 Aoû - 3:03

« Ne jamais quitter tes collaborateurs des yeux. »


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Les mots de la guerrière. Ces mots-ci. Ceux qu’il n’imaginait pas dans un rêve espéré. Ils étaient bien prononcé et cela le rempli de fierté. Il était fier de cette femme. Fier de son ancienne compagne d’arme. Il savait que ce soldat était toujours fidèle aux convictions de l’Empire, fidèle aux principes même des codes Impériales. Du moins, il le pensait, il l’espérait au fond. Ce n’était pas un sujet de plaisanterie, il aura eu du mal à le prendre ainsi. L’Empire était sacré pour lui, tout comme sa religion l’était. Akatosh était un Dieu qu’il aimait et respectait. Marcus comprenait toutefois l’attirance des Nordique pour Talos. c’était une tout autre forme de croyance, mais elle se rapprochait beaucoup du Aedra, ils n’étaient pas mauvais, il n’était pas une menace l’un pour l’autre. Il en avait oublié le petit homme contre lui. Le Général se sentait plus proche de la femme qu’il ne l’aurait pensé. Une même façon de penser pour un même but au final. Car même si le chemin est différent, ils savaient revenir sur leurs pas pour finalement engendrer des changements radicaux. Il n’en voulait plus à Attheia d’avoir déserté. N’était-elle pas revenu pour lui prêter main-forte ? N’était-elle pas devenu une nouvelle branche de l’Empire ? En quelque sorte devait-il le croire ? Se laisser aveugler par la loyauté qui brillait dans son regard, par ses paroles qui n’étaient que prometteur ? Il en oubliait le grain de sable qui s’était invité entre-eux. Oublier était le mot, mais rapidement il revint reposer son attention sur lui, le dardant de ses iris clairs. Berich Beriatus. Il tique au nom, c’était typique de Cyrodiil, mais cela ne lui disait rien. Le fait que la femme le connaisse devrait lui mettre la puce à l’oreille, pourtant ce n’était pas aussi facile. Il ne pouvait que se fier aux mots échangés.

La même expression de dédain passa dans son regard, il ne pouvait pas imaginer qu’un Impérial puisse tomber dans un Art dégradant et aussi peu reconnaissant. Il grogne légèrement, montrant qu’il était du même avis que la femme à la robe de feu. Toutefois, elle avait raison sur le simple fait qu’un Voleur dans ses rangs étaient utiles, il se gardait ça en mémoire. Il savait très bien qu’il était surveillé et que sa liberté de mouvement était mise à mal. Il en plisse le nez même. Encore une fois, pour appuyer son dédains contre lui. Son bras se referma un peu plus contre le voleur, le comprimant contre son torse. Marcus l’oblige a rester calme, à ne pas trop se faire remarquer, même si c’était raté. Les Nobliaux pouvaient penser que c’était un ami aux deux comparses, mais d’autres n’étaient pas naïf. Il y avait clairement anguille sous roche. Le fameux Berich ne semblait pas vouloir croiser son regard, c’était une attaque en soi, il n’aimait pas ça, c’était comme montrer son flanc, être soumis. Cela n’était pas gênant pour d’autre, mais pour le Général, se soumettre avant même de combattre était une preuve de lâcheté qui le rendait peu enclin à laisser la personne tranquille.

« Vous semblez vous connaître. Dois-je savoir quelque chose le concernant ? À part qu’il est un Impérial doublé d’un membre de l’honorable Guilde. », énonce t-il d’une voix neutre, il faisait l’honneur de ne pas prononcer le mot : voleur, pour éviter de le mettre plus dans l’embarras, mais le substitut utilisé était significatif.

La supplique le fit que monter en créneaux. Il n’aimait pas que les gens soient ainsi, qu’ils assument pas leurs actes. Marcus finit par se baisser vers l’oreille de l’homme. La pitié n’était pas de mise, il ne supportait pas ça. Les gens devaient assumer. Attheia assumait sa désertion, cet homme devait assumer qu’il soit mauvais et en plus doublé d’un voleur ce soir. Un piètre voleur.

« Sais-tu ce qu’on fait normalement aux voleurs ratés dans ton genre ? On leur coupe la main ou les mains. Mais dans ton cas, je peux simplement te faire souffrir. », murmure t-il, il sait très bien que la femme entendra, il relève le regard vers elle, alors qu’il murmure près de son oreille. Il attrape de sa main libre la main de l’homme pour toucher de son pouce l’espace entre son pouce et son index, tirant une ligne imaginaire jusqu’à l’articulation. « Cette zone, je peux la sectionner devant tes yeux, ici et maintenant. Je peux te laisser tes mains, mais t’handicaper à vie…. Que ferais-tu dans la vie après ça ? Rien, tu ne pourras jamais travailler la terre, porter quelque chose de lourd, manipuler des crochets, tu ne pourras rien faire. Je t’offrirais une vie banale, mais aussi sans avenir. Tu promets de ne rien voler ce soir, mais sache que cela m’horripile que tu t’écrases devant la difficulté. »

Marcus relève la tête, relâchant le petit homme pour finalement croiser les bras, se décalant pour se rapprocher de la guerrière. Il était déçu par ce comportement, il connaissait des voleurs plus dignes. Le Renard Gris était une légende en Cyrodiil, il le respectait, lui portait une certaine admiration pour son entreprise dans le vol des Elder Scrolls. Mais actuellement, il était dépité devant le niveau des voleurs de leur ère.

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Sujet: Re: Quête n°2 Lun 17 Sep - 12:22

Alors, c'est une quête...

Comme le visage affable a changé. De loin, on aurait pu penser que la noble impériale, aux bras trop musclés pour n’être qu’une demoiselle de cour, en plein jeu de séduction avec le général de légion au bras duquel elle traversait l’assemblée comme un commandant traverse un front ennemi. Les yeux d’Attheia étincelaient et le sourire qui ourlaient ses lèvres pour une fois maquillées était d’une sincérité qui n’avait rien à voir avec les sourires carnassiers rougis de sang qui la prenait parfois – souvent – au combat. Les serments de loyauté à l’idéal de l’Empire, les promesses de forts et de vengeance, de guerre et d’honneur retrouvé l’apprivoisaient peu à peu. Et maintenant le masque policé de la noblesse impériale était transfiguré par un mépris sublime. Le léger dédain et la déception visible, de voir l’un de ses rares… amis ( ? ) échouer de manière si pathétique augmentent à minutes que le temps passe, effleurant même l’incompréhension devant les mines d’enfant de Berich.

Elle arque un sourcil, et lui autorise une dernière pitié, intérêt pris sur les prochaines nuits passées au bordel et les fois où il l’a vu étendue sur un lit comme laissée pour morte sur un champ de bataille.  « - Tu lui dis, ou je le fais ? » La question est claire, elle ne se cache pas dans les murmures, tandis qu’elle l’observe de haut en bas. La question posée par Marcus plane encore dans l’air, et Attheia a toujours trouvé dur de se soustraire aux ordres d’une autorité respectée. Qu’y a-t-il entre eux ? La même chose qu’entre et elle Marcus. C’est pire pour lui de se taire, et le regard qu’elle lui adresse est sans équivoque, tentant de lui rappeler de quel métal sont fait les légionnaires ( les vrais ), tentant de lui rappeler les priorités et où son intérêt, sa survie se trouve. Marcus l’apprendra, ne serait-ce que de la bouche d’Attheia – et certes, s’exposer comme un déserteur à la légion ne fera qu’empirer le sort de Berich. Mais s’il le cache et qu’Attheia l’avoue, non elle ne donne pas cher de sa peau. On respecte l’adversaire qui admet sa défaite, le stratège qui expose les mauvais choix qui ont amené à la perte de ses troupes. Mais supplier, implorer, ne pas assumer, cela n’a jamais plus à Marcus, ni à elle. Perte toute estime de son adversaire est un sort pire que la mort – mais l’un vont souvent main dans la main comme l’épée et le fourreau.  Elle n’a jamais épargné quiconque suppliant, à ses pieds, crachant du sang à chacun de ses mots. Tout au plus les achève t’elle d’un mouvement souple du poignet, sans baisser les yeux sur la misère qui meurt à ses pieds sans dignité.
Elle lui faisait encore cette grâce de lui laisser une dernière chance de ne pas totalement s’humilier aux yeux de Marcus. Elle est bien repayée d’une injure. Traîtresse – le terme passe mal et l’asphyxie. La voilà mise dans le même sac que Berich, affublée de la pire insulte. Le visage d’Attheia se décompose une demi seconde avant de se fermer et de se durcir. Elle restait loyale à des idéaux, plus que l’Empereur même aujourd’hui, peut-être. Elle ne s’était pas désavouée dans la défaite, elle. « - Tu oses employer ce mot, pleutre ? », siffle Attheia d’une voix presque inaudible, coupée dans sa gorge par la colère. Berich lui aurait craché au visage ou aurait giflé sa pommette qu’elle aurait mieux vécu l’humiliation. Elle aurait au moins pu lui exiger réparation et duel public pour venger son honneur.

Elle le contemple lui, et Marcus dans leurs jeux de mains, prenant son temps pour ravaler sa bile et descendre la main qu’elle avait porté à sa ceinture là où se trouvait d’ordinaire la garde de son arme. Elle ne détourne pas les yeux, malgré le léger frisson qui lui noue le ventre à la pensée de perdre l’usage de ses mains ; pour un guerrier, le tremblement des doigts, la faiblesse de la prise est une condamnation à mort. Mais elle savait aussi ce qu’on faisait aux traîtres dans l’Empire. Les suppliques lui filent la nausée – mais l’insulte ? Elle avait essayé de l’aider, mais elle a un pas de recul, dégoûté, la déception se battant sur la fureur tandis qu’elle le regarde de haut, la lèvre supérieure légèrement retroussée comme si elle sentait, portée par le voleur, l’odeur des caniveaux de Faillaisse. Elle lui fait encore la grâce, bien superflue de parler d’une voix sépulcrale audible que du trio, condamnation à mort.  « - Si tu étais meilleur guerrier que voleur, ou doté d’une quelconque dignité, je te réclamerais un duel pour réparation, mais, qu’Akatosh t’oublie, nous savons tous les deux que ce n’est pas le cas. Je ne penserais pas que Légion et Guilde seraient un jour humiliées par le même homme. »
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Quête n°2

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