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Assistant mage
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Sujet: Ciel, mon assistant ! (Bertil / Wyn) Ven 30 Mar - 21:30
Ciel, mon assistant !


Date du rp Hautzénith 4E 199
Partenaire Wyn Ysciele
Climat, météo, saison, heure Markarth, en plein coeur de l'été, durant la soirée


L’été battait son plein en cette soirée de Hautzénith. Le crépuscule n’avait pas apporté la fraicheur tant espérée par les habitants de la Crevasse, et ceux qui n’étaient pas encore rentré chez eux traînaient près des fontaines et des rares espaces de végétations en quête d’un peu de soulagement.  Pour celui qui n’était pas natif de la ville, le décors ambiant rendait cette impression d’étouffement encore plus oppressante. Les immenses remparts taillés à même la roche qui atteignaient des sommets invraisemblables semblaient juger les humains qui évoluaient à leurs ombre. Des siècles plus tôt, c’étaient des êtres incontestablement plus évolués qui avaient arpentés ces pavés de pierres. L’humanité en avait fait son foyer depuis, comme des vers logeant dans la carcasse d’un lion.
C’est cette image réjouissante qui venait à Bertil quand il observait la foule depuis les hauteurs. A vrai dire, il s’était totalement perdu en entrant dans la citée, mais il n’était pas mécontent d’avoir trouvé ce point d’observation. D’ici, il pouvait tout voir. De la mineuse qui rentrait d’une dure journée de labeur au garde qui s’endormait adossé à un mur, de l’enfant qui courait dans les rues à la recherche de sa mère aux clients qui affluaient vers la taverne, tous suivaient une logique immuable, une sorte de rouage quotidien et imperceptible. C’était un spectacle reposant, cette agitation tranquille. Certaines choses ne changeaient pas, même avec la guerre et la politique. Les gens restaient des gens. Peu importe ce qu’il se passait, ils s’adapteraient toujours.
Il s’écarta rebord de pierre sur lequel il était appuyé, pensif. La nuit n’était pas encore tombée, mais il ne voulait pas traîner. Son hôte était peut-être du genre à se coucher tôt et il n’avait pas du tout envie de loger dans une taverne roturière, surtout si son hôte avait une demeure plus luxueuse. Le voyage l’avait épuisé et il n’avait qu’une envie : se vautrer dans des draps soyeux et dormir. Reprenant son chemin, il laissa son esprit vagabonder au grès de ses pas. A quoi pouvait bien ressembler ce Wyn Ysciele ? Etait il aussi fou qu’on le disait ? Sur la route de Markarth, il avait un peu conversé avec les caravanes marchandes qui circulaient et avait entendu moult rumeurs qui étaient sans aucun doute fausses pour la plupart ,mais elles avaient tout de même éveillées sa curiosité. Il lui tardait de rencontrer cet homme, et il espérait que celui-ci ne le renverrait pas à Fortd’Hiver. Cette pensée fît disparaître le petit sourire qui s’était dessiné sur ses lèvres. C’était pourtant une possibilité qu’il devait envisager. Même si l’archimage Arquen lui avait assuré qu’il avait toutes les qualités requises pour ce poste, il appréhendait vraiment cette rencontre. Tous ses espoirs et tous ses rêves étaient misés sur ce magicien. Si Bertil le décevait… et bien que ferait il ? Il n’en savait rien et préférait ne pas l’imaginer en fait.
Il eu besoin de plusieurs essais infructueux pour retrouver son chemin. Il appréciait déjà la ville pour son patrimoine historique, mais il avait comme le sentiment qu’elle allait mettre son sens de l’orientation à rude épreuve. Lorsqu’il parvint au Château de Coeur-de-Roche, il fût soulagé. Il avait bien cru être obligé de dormir parmi les bouseux. Il allait s’adresser à deux gardes pour connaître l’emplacement de sa destination. Ceci se montrèrent digne de leur nature de Crevassois hostile aux étrangers et furent particulièrement récalcitrant à lui répondre.
« Et qu’est-ce-que vous lui voulez, au mage de la cour ? »
Bertil roula des yeux.
« Et bien justement, je comptais l’assassiner, m’emparer de ses secrets mystiques, prendre la place du Jarl et devenir Haut-Roi suprême de Bordeciel grâce à la puissance de mon charisme et ma fourberie sans limite. Heureusement que vous m’avez demandé, j’ai failli réussir mon plan diabolique. »
En voyant les gardes cligner des yeux, puis prendre une expression incertaine mais suspicieuse, Bertil ne pu retenir un soupire désespéré.
« ..vous plaisantez hein ? » demanda le plus jeune des deux.
 « Vous êtes d’une finesse d’esprit rare à ce que je vois. » grogna Bertil en sortant un papier de son manteau. Il leur tendit d’un geste raide.« J’ai une lettre de l’Archimage Erissare Arquen en personne qui me recommande au mage de la cour de Markarth. A moins que je ne me sois trompé au dernier croisement et que je ne sois pas à la bonne adresse? »
Le garde prit le papier avec une figure maussade et l’inspecta sous tout les angles, comme pour essayer d’y déceler un quelconque message subliminal. Le jeune homme croisa les bras, terriblement agacé par cette situation.
Finalement le garde haussa les épaules.
« Je vais m’en référer à mon supérieur. »
« Sérieusement ? » s’étrangla l’apprenti magicien.Vous savez combien de kilomètres j’ai fait pour arriver ici ? J’ai voyagé depuis Fortd’Hiver, je suis éreinté. »
Le garde se permit un sourire en coin et une petite tape pseudo-amicale qui manqua de lui déboiter l’épaule.
« On sait jamais, mon bon m'sieur ! Que vous vous soyez trompé à un croisement ! »
Bien joué enfoiré. Songea Bertil en lâchant un soupire d’exaspération.  Le garde le planta là avec son collègue. Les minutes passèrent...encore..toujours...Bertil en mourrait d’impatience. Quand finalement on lui rendit sa lettre et qu’on le laissa passer, il en aurait sauté de joie s’il n’était pas aussi fatigué.
Il traversa plusieurs couloirs après qu’on  lui eu indiqué la direction  à prendre et arriva dans ce qui semblait être un laboratoire d’alchimie. Comme tout antre de génie qui se respecte, l’endroit était dans un bordel inimaginable. Des piles de livres s’empilaient les unes sur les autres, des potions trainaient un peu partout, c’était un véritable chaos organisé. Il aimait déjà cet endroit. Il y avait là des produits et des livres qu’il était certain de n’avait jamais vu à Fortd’Hiver et sa curiosité en était éveillé.
Bertil baissa un coup et se racla la gorge, s’apprêtant à lancer un appel à toute âme qui vivaient ici, quand un détail attira son attention. Un livre dont il n’avait jamais vu la couverture trônait entre un alambique et un pot à nirnroot. Il oublia soudainement ce qu’il s’apprêtait à faire et le prit dans ses mains. Il commença à le feuilleter, son cerveau soudain obnubilé par ce qui était écrit.
Seulement quelques pages, se dit il en tirant une chaise et en posant l’ouvrage sur un bout de table libre. Une demie heure plus tard, il dormait la tête sur les pages.

Hors RP:
 
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Mage
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Sujet: Re: Ciel, mon assistant ! (Bertil / Wyn) Dim 8 Avr - 20:03


Ciel, mon assistant !
Hautzénith 199 ❖ Wyn & Bertil


Markarth est alourdie de la chape de plomb tombée sur la Crevasse, et on distingue aisément les voyageurs récemment venus en ville, à leur erreur répétée de toucher, même par inadvertance, les dorures de métal qui surgissent des pierres et composent les portes des habitants ; chauffé par le soleil, le métal dwemer prend des allures d’astre chauffé à blanc. Dans les couloirs de pierre de Coeur-de-Roche, nul soleil ne passe au coeur de la montagne et la fraîcheur conservée par les pierres est plus que bienvenue. Dans la relative pénombre des lieux, éclairés été comme hiver par les torches, lanternes, et le rayonnement de certains artefacts dwemers et miroirs d’airain poli, la fraîcheur et le silence donnent un frisson à celui qui passe le seuil, jeté d’un monde à l’autre sans transition.  Le château est peuplé des murmures et sons étouffés des va-et-vient, d’une vie policée. Passé les gravats séparent l’entrée de Coeur de Roche des appartements du mage, le silence acquiert sa propre essence, un silence de tombe, essentiel, revendiqué par la mage des lieux. Rien d’autre que les ronronnements des tuyauteries dwemers, le bruit des pages qui se tournent, le cliquetis des pattes d’une araignée dwemer sur les dalles.

Les “appartements” du mage de Markarth était un terme relativement lâche et vague, qui recouvre grosso modo toutes les sections du palais, et des tunnels dwemers de l’intérieur de la Crevasse, que le reste du commun des mortels jugeait inadapté pour le logement humain et/ou toutes les parties où l’on ne risquait pas de peur de provoquer l’ire du maître des lieux. Wyn jouait, s’amusait de sa réputation autant que parfois, elle lui faisait avoir le regard dans le vague, et le gamin de huit ans qu’il était parfois avait le coeur serré. Il connaissait ces gens, et sans doute se plaignaient-ils de lui autant que lui d’eux, et avec une certaine tendresse - difficile de respecter le “Maître Ysciele”, lorsqu’enfant il courant dans les pattes de la moitié des habitants actuels du sucre jusqu’en haut des joues. Pour eux, Maître Ysciele serait toujours son père : et Wyn ignorait encore à quel point l’affection amusée des habitants de Markath lui ferait du bien, d’ici quelques mois et une jambe en moins. Mais hey, quand on venait l’interrompre au bon moment ( et ô combien cette nuance était importante ), il se montrait à l’écoute et réconfortant, ayant toujours une solution dans un coin de son crâne hyperactif.  Le grand vilain mage viendra croquer les enfants pas sages qui jouent dans la cascade de la rivière à l’extérieur du palais. Ce qui était ironique compte tenu de toutes les conneries et crasses que Wyn avait bien pu faire étant gamin … et surtout, celles, imprudentes, que Wyn pratiquait encore, à explorer seul des ruines inconnues du reste du monde et à jouer avec la mort… “pour l’amour de la science, l'avancement de la somme de connaissance humaine et surtout sa curiosité maladive”.

Non, ses quartiers étaient immenses. Etrangement, ce n’était pas assez vaste pour contenir tous les artefacts, parchemins et grimoires que le mentor de Wyn, et surtout Wyn lui-même avaient accumulés depuis que le père de Jarl en place avait accordé ce terrain de jeu à son mage officiel. Tout leur bordel. De ce qu’avait vu Wyn des appartements de certains de ses confrères, il était plus privilégié. De l’entrée du laboratoire, ouvert aux visiteurs qui l’osaient, jusqu’à la pointe de son observatoire, haute tour qui surplombe la ville, en passant par un tunnel étroit les reliant à la planque de la guilde et des Voleurs, ou la partie proscrite des tunnels qui s’enfonçaient dans la cité elfique abandonnée et aux vapeurs nocives… Son domaine était gigantesque, en bordel, encombré et seul Wyn arrivait à s’y retrouvait une fois sur deux. De toute façon, son lit était lui aussi encombré par les bouquins, quelle différence cela faisait avec la partie étude de son laboratoire ?

Non, pour résumer, les appartements du Mage s’arrêtaient là où l’enchantement qui avait donné vie à l’automate dwemer pourvu de huit pattes et de rouages métalliques qui courait un peu partout entre les différentes salles pour satisfaire son maître et jouer le rôle de cinq assistants à la fois, lui qui avait pour âme une pierre violette à moitié translucide. La dite araignée avait dû louper quelques croisements depuis le dernier ordre son maître puisqu’elle considérait depuis dix minutes Bertil endormi.  Wyn n’était pas du genre à se coucher tôt : plutôt du genre à ne pas se coucher tout court, s’effondrer d’épuisement, dormir pendant trois jours et être réveillé par le raclement de gorge de son jarl, toujours là pour ruiner ses recherches en utilisant les gros mots adulte, septims, responsabilités, et calamités diverses qui semblaient toujours prêtes à s’abattre sur la vie de la cité de pierre. ( Admettons : les parjures étaient une calamité. ) L’appareil dwemer posé sur le bureau a quelques centimètres de la tête de Bertil indiquait six heures du matin maintenant, mais ici c’était du pareil au même. L’araignée dorée observait … l’individu, portant une robe de mage similaire à celle de son maître, qui dormait sur la table. Cela devait être être son maître ! On verrait presque une petite étincelle lumineuse tandis que l’addition se fait dans les mécanismes de sa petite tête creuse qui fait dong si on tape dessus. Elle se précipite de ses huit pattes sonores sur les dalles, et tire précautionneusement le bas du vêtement de Bertil d’une pince. D’une autre pince, elle dépose un livre sur la tête de Bertil, impatiente et fière d’elle. Autant qu’un automate de rouages peut l’être et elle se redresse sur ses pattes.

Approximativement quelques instants plus tard, une voix masculine, fatiguée et survoltée résonne dans les couloirs.  “- Où est ce livre ? L’eau est chaude ! Arrête d’être distraite, j’ai besoin du livre ! J’espère que ce n’est pas encore un…” La voix de Wyn est plus ou moins audible alors qu’il se déplace à la recherche de l’araignée ; si quelques mois plus tard il avancerait lentement et douloureusement pour l’instant, il court presque partout ( une chance qu’il n’ait touché au skooma lui tiens )  et lorsqu’il fait enfin irruption dans la pièce où se trouve Bertil, il enjambe sans remarquer, une pile de livres laissés au sol. Wyn ne relève pas les yeux de l’ouvrage qu’il tient ouvert en main, se frottant la barbe tout en murmurant dans sa barbe, les yeux aussi étincelants d’enthousiasme que cernés et luisant de larmes de fatigues. Les cheveux autrefois coiffés en arrière sont hirsutes de mains passées trop souvent dedans pendant sa réflexion et il tourne sur lui-même, réfléchissant, visiblement doué de l'énergie et de l'enthousiasme d'un enfant à qui l'on a promis un nouveau jouet.

Tandis qu’entre les deux hommes, une certaine araignée… panique visiblement submergée. Trop d’humains, trop d’humains, alerte !

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Assistant mage
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Sujet: Re: Ciel, mon assistant ! (Bertil / Wyn) Lun 16 Avr - 12:29
Le sommeil qui s’était abattu sur Bertil aussi soudainement qu’une vague était agité de songes orageux. Ses yeux bougeaient sous ses paupières fermées et des tremblements fébriles parcouraient ses épaules. Il marmonna quelque chose d’à peine audible quand l’araignée déposa l’ouvrage sur sa tête mais ne se réveilla pas. Son esprit était ailleurs, dans une pièce qui ressemblait à celle-ci, aux contours flous et aux perspectives bancales. Il voyait un jeune homme qui était, et n’était pas, lui. Ce jeune homme regardait avec crainte une silhouette fantomatique qui émergeait des recoins sombres du laboratoire. Elle gagnait en intensité à chaque seconde, jusqu’à prendre une forme humaine tangible. Elle ressemblait à un magicien venu tout droit des contes de son enfance, mais quelque chose dans la physionomie de ce vieillard lui évoquait de douloureux souvenirs. Ses yeux acérés le parcouraient impitoyablement et le jeune homme se sentait comme à nu, dépouillé. Faible.
Tu as échoué.
Il ouvrit la bouche pour protester. Echouer à quoi ? Mais aucun son ne sortit de sa gorge, si ce n’est une râle vaguement plaintif et un peu pitoyable.
Tu as échoué. Echoué. Echoué. Echoué. Echoué. Echoué.
La pièce rapetissait et des yeux émergeaient des murs. La lumière se transformait en ombre, et Bertil étouffait. Une femme le regardait de loin, dans un coin, avec un regard navré, teinté de condescendance. Il crût un instant reconnaître la chevelure d’albâtre de son archimage, mais son visage était plus humain. Le vieux sorciers se rapprochait de lui et son sourire déformait ses traits, à la limite du grotesque, répugnant.
Tu as échoué.
« Non ! »
Sa propre voix le réveilla en sursaut. Il se redressa brusquement sur sa chaise, en nage. L’ouvrage délicatement posé sur ses cheveux par l’araignée mécanique s’en retrouva projeté dans les airs. Par un automatisme surprenant, les mains de Bertil le rattrapèrent en plein vol. Il demeura dans cette position figée, agrippant le livre de toutes ses forces comme si c’était l’ancre de son bateau. Il lui fallu quelques secondes pour revenir à la réalité et se recentrer. Il retrouva son calme un instant, juste avant que les cliquetis de l’araignée Dwemer lui parviennent. Tournant la tête vers la créature de métal, il vit deuxième humain présent dans la pièce sans même apercevoir la créature robotique. Prit de cours, il bégaya quelque chose d’incompréhensible, et se redressa rapidement. Trop rapidement, puisque son genoux heurta un pied de la table. La pile de livre qui s’y trouvait se mit à tanguer  avant de s’effondrer pour de bon. Le quatrième tome de L’ophtalmologie Dwemer  heurta l’horloge de métal doré qui elle-même bascula dangereusement vers le vide. Mue par un réflexe héroïque, il se précipita pour rattraper l’objet avant sa chute fatidique, se retrouvant donc à plat ventre sur la table, au milieu des livres et des parchemins, les pieds en l’air.

« ...Bonsoir, euh. » Un rapide coup d’oeil au cadrant lui indiqua qu’il avait dormi beaucoup plus longtemps qu’il ne l’avait cru au premier abord. « Bonjour ! Hum. »

Il se redressa prudemment, et reposa l’objet qu’il avait sauvé avec une extrême délicatesse, et remit rapidement en place les livres éparpillés. Puis il se tourna vers l’autre homme, et le détailla plus efficacement. Il ne payait pas de mine pour ainsi dire. Les cheveux coiffés en arrière comme le faisait souvent les gens de ce pays, une robe un peu poussiéreuse et élimée par le temps, mais néanmoins de bonne facture...Il ressemblait aux descriptions qu’on avait fait de lui à l’Académie, et il partageait avec son père qui enseignait là-bas une ressemblance certaine. Bertil était ravi de constater qu’il ne ressemblait en rien au vieux magicien acariâtre de son rêve, et il se sentit stupide d’être aussi perturbé par un simple rêve. De plus, le mage de la cour n’avait qu’une dizaine d’années de plus que lui, pas de quoi être déjà grabataire. Comme pour retrouver un peu de sa dignité perdue, il remit ses cheveux en place d’un geste désinvolte de sa main gantée et lissa sa robe froissée, le tout avec une expression qui se voulait pleine d’assurance. Ce qui n’était évidemment pas le cas.

«Bonjour. Je suis Bertil. »

Sans vraiment attendre de réponse, il s’inclina respectueusement, sans non plus trop en faire. Les nordiques avaient la fâcheuse tendance à se faire des accolades à tout va, et Bertil espérait sincèrement que son potentiel maître ne soit pas comme ça. Les contactes physiques le rebutaient véritablement, sauf dans quelques dispositions particulières qui n’avaient rien à voir avec la situation présente. Il fouilla dans son manteau et s’apprêta à sortir la lettre si précieuse qui allait peut-être déterminer son avenir.

« J’ai une missive de la p-...Par les neu...huit ! Est-ce-que c’est une araignée Dwemer ?? »

Interrompant brusquement les présentations, il se jeta à quatre pattes sur le sol pour observer ce merveilleux ouvrage mécanique qu’il n’avait jamais vu ailleurs que dans des livres. La dignité et la prudence étaient secondaires face à la curiosité…

 « Elle est magnifique ! Et parfaitement conservée, tous les mécanismes sont d’origines ?  Vous avez réussi à la dater ? Par quoi est-elle alimentée ? Grâce à une gemme, ou il s’agit d’un de ces modèles complètement indépendants qui s’auto-suffisent ? »
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Mage
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Sujet: Re: Ciel, mon assistant ! (Bertil / Wyn) Mar 15 Mai - 23:21


Ciel, mon assistant !
Hautzénith 199 ❖ Wyn & Bertil

Wyn n’entendait aucun livre tomber, expérience exploser, précieux rouleau de parchemin s’abîmer au sol, ni tintement de gemmes s’éparpillant sur les dalles. CQFD sa concentration n’est pas troublée. Et donc, il n’accorde pas la moindre attention au fait qu’il y a un autre mage présent dans la même pièce que lui. Il n’accorde pas la moindre attention à grand-chose, ni à son apparence ( il peut se montrer extrêmement coquet, les jours où il pense aux autres choses accessoires, type : se nourrir, dormir, faire des rapports au jarl. Ce n’est pas ce genre de jour aujourd’hui. ), ni à la manière dont son araignée, lumière de son labyrinthe, souvenir de son maître, enfant unique de son esprit génial s’affole et se demande si elle doit traiter le nouveau venu comme un intrus, pas plus qu’il se préoccupe du risque de trébucher sur la pile de livre ou sur Bertil lui-même. Voyez plutôt : il se frotte l’arrière de la tête, se mordille la lèvre, le front plissé et le regard clair assombrit à force d’essayer de transpercer les petits sigles dwemeri rendus illisibles par le temps. Lorsque Bertil s’incline face à lui – Wyn se détourne, se pinçant le nez avec un soupire pour faire quelques pas dans un autre sens, cherchant à capter la lumière de l’un de ses plans de travail sans souci pour le monde extérieur.

Le mot dwemer sonne pour lui comme amour, sexe, skooma ou septims aux oreilles de certains ett son futur assistant obtient en un claquement de doigt toute son attention. Dommage que les deux prétendus érudits soient tous les deux obnubilés par l’insecte de métal plutôt que faire cette chose que les êtres humains aiment généralement bien, c’est-à-dire converser et communiquer. Ça sert à rien ces choses-là. Wyn tout de même se retourne, assez vite pour manquer de se claquer la nuque et l’étincelle ravivée dans ses yeux. Le menton levé haut, il plisse les yeux, vaguement intéressé pour contempler le spectacle qui s’offre à lui, refermant d’une main son livre – pas de claquement sec hautement cinématographique hein – il accompagne le mouvement tranquillement de son autre main sur la tranche du bouquin, pour s’assurer que l’ouvrage centenaire ne s’abîme pas et que les feuilles ne s’envolent pas et ne tombent pas en poussière.. Précautionneux même s’il ne regarde pas ce qu’il fait.

Un homme plus élégant et raffiné qu’il ne l’est, bien qu’une partie de ses efforts précédents soient totalement ruinés par 1) sa posture à quatre pattes 2) son côté échevelé, mais c’était difficile d’avoir les cheveux en place lorsqu’on a presque la tête à l’envers. 3 ) il est à quatre pattes par terre et ce n’est pas le fait qu’il porte des gants et que sa tenue couvre son postérieur qui va lui racheter une dignité. Coup de pot, Wyn avait plus d’affection pour les gentils fous, les types trop plongés dans les bouquins et ceux qui demandent pourquoi toutes les trente secondes que les mages qui s’occupaient du prestige de la fonction ou des assistants qui font figure de plante en pot sage comme des images.
Wyn penche légèrement la tête sur le côté, comme s’il examinait une gravure compliquée dans un souterrain mal éclairé. Curieux, mais sceptique. Wyn s’approche presque prudemment de Bertil – un pas en avant, grande enjambée et lorsque ses deux pieds se rejoignent, il reste immobile. « - Qu’est-ce que vous voulez que cela soit d’autre ? » Il fronce un peu les sourcils.  Cela avait huit pattes articulées, c’est en métal dwemer… Il a beau se draper dans la dignité boudeuse du mage dérangé en plein travail par l’idiot du village qui ne sait pas reconnaître une araignée… c’est plus fort que lui ; un sourire étincelant grimpe sur son visage pour lui manger tout le visage. Il bouille d’impatience, d’envie de parler du petit prodige de science dwemer, et il s’accroupit à côté de Bertil avec un mouvement enfantin, sans la moindre grâce ni retrousser ses robes de mage qui traîne au sol qui aurait bien d’un coup de balai par un assistant – l’araignée n’arrive toujours pas à balayer, malgré sa bonne volonté. « - Non, oui, système mixte. » répond le scientifique brièvement, la voix vibrante d’enthousiasme.
Il jette un coup d’œil à Bertil et élabore, désignant les pièces de la main en même temps qu’il parle. « - Les mécanismes sont d’origine, mais les parties de la patte arrière gauche et les pinces de la patte supérieure droite viennent d’un autre automate, les siennes étaient déformées. Je pense que le mécanisme principal date de juste après les guerres de l’aetherinum, avec des modifications successives. » Il fait la moue avant de continuer, écartant une mèche de cheveux de devant ses yeux. « - Elle a bien une gemme, ici. » Il pointe du doigt, précautionneusement, le petit clapet qui s’agite, s’ouvre et se referme, libérant de la vapeur par en dessous de la tête de la bête. « - mais elle est auto-suffisante et en pompe très peu d’énergie, c’est toujours la même depuis cinq ans, cela influe juste sur son rayon d’autonomie. Elle est plus l’œuvre de la science que de magie », et cette dernière phrase porte une fierté très marquée. Il finir par s’apaiser tranquillement, comme si lui-même voyait sa gemme d’âme se tarir.

Wyn reprend son souffle, le dos un peu plus droit après s’être penché sous les pattes de l’araignée, et il s’humecte la lèvre inférieure de sa lèvre, les mains sagement posées sur ses genoux au sol. Pour la première fois son regard diverge de l’araignée sur l’homme aussi pâle et fatigué que lui, le regard encore porté par son enthousiasme. Maintenant qu’il a repris ses esprits, une interrogation et la curiosité reprennent place sur son visage lorsqu’il regarde le visage de Bertil.  Mais l’araignée se redresse sur ses quatre pattes arrières et agite ses deux pattes supérieures comme des bras pour désigner l’un, puis l’autre, de l’énergie magique crépitant au bout des pincettes métalliques. Est-ce que c’était un intrus ? Les enchantements qui la liait à la protection de l’endroit étaient anciens et ne couvraient pas vraiment ce genre de cas de figure. Wyn écarquille les yeux en la regardant, secouant la tête, prêt à hausser les épaules.  “- Non, je ne sais pas qui c’est, pourquoi saurais-je ça ?”

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Assistant mage
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Sujet: Re: Ciel, mon assistant ! (Bertil / Wyn) Jeu 24 Mai - 13:46
A quatre pattes, les cheveux devant les yeux, Bertil observait l'insecte de métal qui se meut dans une démarche saccadée, ponctuée par des cliquetis inhérent à sa condition d'automate. Ses pupilles sombre la contemple avec un émerveillement qu'on peut aisément qualifier d'enfantin. Repoussant les mèches brunes qui sautillent devant son champs de vision d'un revers de la main, il releva le visage vers le mage de la cours, qui ne semblait pas plus que lui éprouver le besoin de se présenter ou de faire la conversation. Même si Bertil était d'un naturel relativement social, il connaissait les bases de la communication en tout cas, son esprit avait abandonné toutes formes de manières civilisées pour se concentrer uniquement sur ce qui l'intéressait à ce moment précis de son existence : comprendre comment ça marche.
« - Qu’est-ce que vous voulez que cela soit d’autre ? »
Il ne pu s'empêcher de rougir à ces mots, peu désireux de passer pour un ignorant ou un idiot aux yeux de son interlocuteur qui semblait beaucoup plus qualifié que lui en tout point, il en était certain. La façon dont il répondait de façon quasi-automatique à ses premières questions suffisait à convaincre Bertil. Le jeune homme écoutait ses explications avec une attention religieuse, buvant ses paroles et retranscrivant dans son cerveau qui marchait à toute berzingue toutes les informations qu'il recevait. Les Dwemmers, un thème d'étude vaste et passionnant qui n'avait pas finit de le captiver. Visiblement, son hôte partageait cette pensée, au vue de sa maîtrise évidente du sujet. Bertil était sincèrement impressionné, et c'était assez rare pour être souligné.
Toujours sans se relever, il avait connu des sols moins confortables après tout, il regardait l'araignée s'adresser à son maître. Ou plutôt, c'est ce qu'il lui semblait, même si le langage corporel du robot se résumait à des pétarades plus ou moins régulières. A sa grande surprise, il constata que Wyn s'adressait à elle, lui parlant comme il parlerait à un autre être pensant.
“- Non, je ne sais pas qui c’est, pourquoi saurais-je ça ?”
Là où tout a chacun y aurait vu une excellente introduction pour se présenter, ce qui est tout de même le minimum de la cordialité chez les personnes bien élevées, Bertil y vit de nouvelles questions auxquels il voulait des réponses. Se relevant à moitié, se contentant de rester à genoux sur le dallage, il remit à nouveau ses cheveux (plus ou moins) en place, un tic dont il n'arrivait pas à se débarrasser. Son regard passa de l'engin Dwemmer à l'autre être humain présent dans la pièce, et les questions affluèrent.
"- Elle comprend les ordres complexes ? Ou son système d'interprétation se résume à des phrases simples ? Voir à des mots ? Elle peut communiquer ?"
Toujours avec une expression fascinée, il s'approcha un peu pour observer les complexes rouages qui travaillaient sous sa carapaces dorée. Sans y penser, il approcha la main...avant de s'interrompre dans son geste et replacer son bras le long de son corps, se rappelant qu'araignée domestiquée ou pas, elle restait un mécanisme conçu pour attaquer. Les professeurs rabachaient sans cesse des mises en gardes contre les ruines dwemmers, mais ça n'empêchait pas chaque années que des élèves inconscient reviennent blessés de leurs expéditions de recherches. Parfois, ils ne revenaient pas... Ce n'était certainement pas à Bertil que cela allait arriver, pour deux raisons très simple : De un, personne à l'Académie n'aurait voulu, même pour toute la connaissance de Tamriel, s'enfermer dans une grotte avec lui, deuxièmement il n'était pas assez inconscient pour y aller seul.
"-Veuillez excusez mon enthousiasme débordant, mais je n'ai jamais eu l'occasion d'en observer une d'aussi près. Les seuls exemplaires que nous avons à l'Académie sont en pièce détachées. Et celles qui ne le sont pas attaquent à vue."
Il aurait pu déblatérer sur le manque de fiabilité des mercenaires qu'on envoyaient chercher du matériel d'étude et qui considéraient que détruire un objets  à coup de massue ne constituait pas une dégradation en soit, mais quelque chose l'interrompit dans son bavardage. Un sourd, mais très perceptible gargouillement monta de son estomac. Gêné, il se releva en s'appuyant sur un plan de travail et adressa un sourire contrit à Wyn.
"-Hm, auriez-vous de quoi me sustenter si cela ne vous dérange pas ?"
A peine sa phrase terminée que ses yeux s'étaient perdu sur un ouvrage qui trainait sur le plan de travail et que ses mains l'avaient saisi pour en lire le contenu.Il parcouru les pages de parchemins jaunit par le temps, oubliant momentanément la faim qui l'avait saisi quelques secondes plus tôt. Un détail concernant l'auteur lui fit froncer le nez, alors qu'il tournait délicatement une des pages de ses doigts gantés.
"C'est un formidable ouvrage historique, mais cet auteur n'a-t-il pas été interdit par le Th..."
Au dernier moment il décida de se taire. Il referma sa bouche en même temps que le livre. Il y avait des sujets sur lesquels il ne préférait pas donner son avis...

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Sujet: Re: Ciel, mon assistant ! (Bertil / Wyn) Dim 10 Juin - 12:14


Ciel, mon assistant !
Hautzénith 199 ❖ Wyn & Bertil
Oui, il parle à un morceau de métal doté d’un simulacre de vie, d’absence d’âme, langage et émotion. Il lui parle comme à un ami ou à une âme sœur, sans peser ses mots et lui confiant chacune des pensées et questions qui le taraude, sans filtre. Il parle tout seul en somme, mais les cliquetis et mimiques de la mécanique bien huilée… Wyn y voit des choses, comme les propriétaires d’animaux voient des réponses dans les gestuelles de leur compagnon à 4 pattes ou à plumes. Est-ce que l’araignée comprend les ordres complexes ? C’est une lacune. Quelque chose sur laquelle Wyn aurait dû se poser, analyser, mais il se complait, pour une fois dans l’incertitude. Accuser l’araignée de mauvaise conduite lui plaît plus que d’admettre les limites des arcanes mêlées de science. Il préfère comprendre quelque chose dans les échos que lui renvoyaient les cliquetis du métal contre la pierre plutôt qu’avouer le risque d’être seul au monde.

Wyn ouvrit la bouche pour répondre, car le système d’intelligence et de communication de son araignée était un travail d’orfèvrerie dwemeri, qu’il tentait d’améliorer à chaque moment de repos qu’il avait – chaque moment où il aurait dû dormir, justement. Le tintement des pinces métalliques, lorsque Bertil approche trop à sa main au goût de l’enchantement lui remet les idées en place. Pourtant de son côté, l’automate finit par tendre ( ô lentement, précautionneusement ) l’une de ses pattes articulées vers l’homme en robe de mage en face d’elle, comme pour tâter le terrain ou le tissu. Ils avaient l’air fins tous les deux, le cul sur les dalles de souterrains, heureusement chauffées par des systèmes de pistons et de vapeur en-dessous – est-ce que c’était pour cela que les dwemers s’étaient lancés dans les pistons et chaufferies qui faisaient leur mystère ? Pour le plaisir érudit, scientifique, intellectuel, de débattre aussi par terre et bricoler allongé de tout son long sur le sol ?

Il avait été le même mage aux yeux plein d’étoiles lorsqu’il avait découvert les pièces détachées à demi-reconstruites sur l’établi de son maître. C’était le travail d’une vie, et Wyn et le vieux mage l’avaient achevé à temps pour que le breton prenne sa retraite en paix et pour remplir, une fois dans sa vie, le cœur de Wyn d’une excitation qu’il n’aurait jamais cru possible. D’une fierté incomparable, même pour le premier de la classe qui se roule en ronronnant de bonheur dans chaque appréciation professorale positive. Il secoue la tête, excusant machinalement Bertil, mais il plisse les yeux, créant de nouvelles rides sur ses traits. « - C’est en effet un exemplaire unique. Elle est à ma connaissance le seul aminuncli en activité en-dehors des ruines dwemers à l’abandon. » Après un moment, Wyn rajoute d’un ton informatif : « - Elle est liée à la situation particulière de Markath et aux souterrains dwemers. L’enchantement est limité au laboratoire, elle retombe inerte si elle en dépasse les limites. »
Sa méfiance le rend plus sévère, la voix plus calme, sans émotion particulière tandis qu’il se relève à son tour. Le mage ne perd pas de temps à épousseter sa robe, et se contente de croiser les bras sur sa poitrine, les manches rejetées en arrière dévoilant le début de ses tatouages. Son expression s’adoucit un peu en entendant la famine de son invité surprise, mais il continue à l’observer avec attention, comme face à un puzzle sur lequel il n’est pas encore sûr de vouloir perdre son temps et ses méninges.

« - Nope. » Le coupe aussi tôt Wyn lorsque Bertil reconnaît l’un des nombreux ouvrages interdits ou impossibles à trouver du chaos organisé de son repaire. Cette fois, Wyn était apparu souplement derrière lui, léger comme une ombre et des ombres dans le regard. Le visage soudain bien plus austère et fermé que la bouille d’enfant curieux qu’il avait affiché jusqu’à présent. L’homme s’empare du livre que tient Bertil par derrière et le tend sans hésitation à l’araignée – celle-ci va le ranger, non mais pas à sa place mais très bien selon l’organisation chaotique du mage. Mage qui fixe Bertil, un sourcil arqué et l’air peu impressionné, recroisant les bras lentement, haut sur sa poitrine. Il était enfin dans le moment présent et il le regrettait déjà. Pourquoi ne pouvait-il pas juste travailler et s'émerveiller ? « - Vous n’avez rien d’autre à faire qu’espionner des secrets de mage et manger ses réserves de tarte ? Le sang d’argent est plus accueillante que moi. Je peux demander à un garde de vous y emmener, si besoin. »
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Ciel, mon assistant ! (Bertil / Wyn)

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