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Mage
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Sujet: no one's here to sleep + nelthar Mer 20 Juin - 15:46
no one's here to sleep


Date du rp 16 Clairciel, 4E 200
Partenaire Mon frère @Frothar, ma bataille  :amour:
Climat, météo, saison, heure Il est bientôt huit heures du soir, la nuit est tombée. Il fait froid mais supportable pour ces sangs nordiques qui savent trouver à se réchauffer en cette journée de fête. Les rues de Blancherive sont en pleine effervescence, on célèbre l'amour en ce Jour du Cœur. Et moi j'essaie de me cacher.



NO ONE'S HERE TO SLEEP
« Oh, pal, I think you better find somebody to love. » arnbjorn to nelkir, 4E 200


(S’il y a bien un jour qui me rende des plus mal à l’aise, c’est celui-ci.)

Dès les premières lueurs de l’aube, c’est cette légère anxiété qui m’a prit de court, électrisant mes membres encore à moitié engourdis par une nuit de sommeil. Et depuis, ce poids-écran ne m’a pas quitté.

Ne pas craindre le jour mais le poursuivre.

C’est bien parce que je porte encore l’absence de mon maître que ces engourdissements de l’âme persistent. La fête des morts, nécessaire mais pénible, m’a été particulièrement difficile à surmonter, quant bien même les Divins nous aient accompagné. Je songe à notre père de moins en moins capable à assurer ses fonctions en tant que Jarl; qui se rapproche de l'heure du grand voyage à grand pas, et ce malgré tous mes efforts.
Soit, c’était il y a peu, et aujourd’hui, les festivités prennent une toute autre couleur. Plus légère et chaleureuse sans doute, puisqu’il s’agit de celle du Cœur. Il faut croire que je l’appréhende presque autant qu’un coup de surin dans le dos de Dagny en pleine apparition publique. Tout ça ne m’a jamais enchanté, non, si ce n’est l’amour inconditionnel et pur que je pouvais éprouver envers les miens. En ce qui concerne le reste, j’ai toujours pensé que ça ne me concernait pas… ou ne m’appartenait pas. Et mis à part des situations particulièrement cocasses et/ou sans réelle intentionnalité que j'ai pu vivre, c’est un univers qui n’a fait que m’effleurer.

Alors, face à tous ces tumultes éprouvés de si bon matin, je n’ai eu qu’un seul réflexe : la fuite.

La fuite nécessaire, salvatrice. Cela faisait des semaines que je n’avais pas mit un pied dans la rivière, ni même récupéré mes ingrédients pour refaire mes réserves de potions et autres concoctions alchimiques. Ces nouvelles responsabilités qui m'incombaient étaient pour le moins difficiles à appréhender. Tel un oiseau fraîchement sorti du nid, il m'est encore difficile d'avoir une tenue en vol particulièrement audacieuse. Avancer dans mes recherches et placer mes pions, en mettant au possible de côté la question de mes origines (laissées sans réponse), était donc de rigueur à toute heure de la journée.
Si bien que je suis parti, accompagné de deux gardes, laissant les miens derrière moi — et c'est bien avec une pointe de culpabilité que j'ai quitté Fort-Dragon, pour sûr. Bien forcé d’être ainsi accompagné — et si pour les premiers instants cela donna l’illusion d’une escapade un peu moins savoureuse, j’avais eu vite fait de bavarder avec Fjol et Olga. Puisque bientôt, il n’y aura que le silence méditatoire pour les contenter.
Un baume doux passé sur mon âme au contact avec l’Autre; un baume qui s’avéra être d’autant plus louable une fois plongé dans les eaux de la rivière.
À réciter de pieux mantras dans mon esprit qui vinrent animer mes lèvres de psalmodies muettes.
Harmonie.
Je l’ai effleuré pendant des heures durant, au grand dam de ceux qui m’accompagnaient. Le soleil déclinait déjà lorsque je pris l’initiative de me tirer du berceau cérule.  

C’est sur le chemin du retour que j’ai daigné récupérer quelques plantes au fil de ma lame, l’empreinte humide encore accroché à ma carcasse. Et c’est sur le chemin du retour que les premiers vents taquins commencèrent à fuser, discrets. Des sous-entendus que je préférais me garder de relever.
Quand après plusieurs heures de marche nous retrouvâmes l’enceinte fortifiée de la ville, cette dernière était déjà parée et grouillante de vie. Il devait être sept heures du soir, peut-être huit, et si c’est avec un sourire léger que j’ai accueilli cet élan festif, c’est bien parce que j’étais persuadé que j’allais pouvoir finir ma soirée à Fort-Dragon penché sur mon laboratoire alchimique.

Force est de constater qu’il s’agissait d’un excès de confiance… puisqu’à peine gravissant les marches menant à notre demeure, je croisais un visage connu - c’était peu de le dire - allant à contre-sens…

« Mon frère ! »

Frothar.

Il a déjà le sourire aux lèvres, à moins qu’il ne l’ait gagné, comme moi, à sa seule vue. Je sais quelle inquiétude nous traverse à l'idée de perdre un jour Père.
Je vins l’accoler affectueusement, (il dut sentir encore l’humidité sur moi, mais la présence d’un feu saurait m’en délester bien vite), un pied déjà sur la marche supérieure, ce qui dû trahir mon besoin irrépressible de fuir la foule ce soir. En réalité, je voulais surtout éviter de me montrer à la fille Grisetoison, mais c’était le cas pour bien d’autres, qui finiraient certainement par me harponner jusqu’à ce que le piège ne se referme sur moi. Et ça… ça, je n’en avais pas envie… je voulais à tout prix éviter pareille situation, accablante au possible. Et mon aîné me connaissait bien trop pour ne pas savoir ce que j’essayais de faire ; pour avoir opéré plusieurs fois de la même façon les années précédentes. Des tentatives fructueuses, vous vous en seriez douté. Or je sentais déjà le poids de sa volonté sur mes épaules, et l’idée de pouvoir le vexer par mon refus me comprimait le cœur.
Je rapprochais instinctivement mes doigts de mon amulette qui reposait sur le tissu de ma tunique épaisse. Et si Arnbjorn avait déjà essayé de me trouver ? Et si Frothar m'avait lui aussi cherché ? Et si…

« Tu vas bien ? Dagny est là-haut ? Et Père, comment va t-il ? », demandais-je instinctivement, ôtant enfin ma main de son épaule. Une inquiétude légitime quoique exacerbée me concernant, mais qui pourrait aussi bien passer pour une parade verbale. Je ne l'avais pas vu depuis l'aube, où je l'avais à peine croisé.

Olga et Fjol toujours à nous encadrer à distance raisonnable, je réalisai à quel point j’étais affamé. Encore un point qui saurait jouer en la faveur de mon frère, s’il avait l’idée farfelue de me tirer jusqu’à la Jument Pavoisée pour nous y restaurer. Et soit, cela nous ferait certainement du bien, même si je refusais de l’entendre pour l’instant…
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·ESTASI·DELL'ANIMA·


ENFIN JE VOYAIS LA RIVIÈRE BLEUE; mais ce ne fut qu'un aperçu fugitif, une vibration aussi rapide qu'un vol de colibri. ©️ FRIMELDA

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Général de la garde
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Sujet: Re: no one's here to sleep + nelthar Mar 7 Aoû - 12:54



Sven & Frothar
No one's here to sleep


Le Jour du Cœur. La journée de l’amour, ou quelque chose comme ça. Pour Frothar, cela signifiait surtout faire le beau aux bras des femmes la journée, tout en tentant trouver un amant pour la nuit. Tard la nuit, après les célébrations, l’amusement, l’hydromel. Même si son esprit était plus préoccupé par l’état de leur cher Père (qui n’avait d’ailleurs rien fait pour qu’il devienne Jarl, lui, et non pas Dagny). Il craignait de le voir s’affaiblir et finir par les quitter. Oh, Frothar savait bien que cela finirait par arriver un jour, c’était le lot de tout un chacun, mais il préfèrerait autant que cela attende encore un peu – et non pas parce qu’il désirait lui succéder, mais bien parce que, comme le reste de sa fratrie, il aimait son paternel.

C’est en tentant de chasser toutes ses préoccupations qu’il ressortit de Fort-Dragon à la nuit tombé, frais et changé, pour la suite des festivités. S’il avait eu l’occasion de croiser sa sœur à plusieurs reprises, son jeune frère était aux abonnés absents – jusqu’à présent, du moins. Et un large sourire vint illuminer son visage, reflétant celui de Nelkir (qui ne sourirait peut-être pas autant s’il savait que Frothar ne le laisserait pas s’échapper, cette fois). « Nelkir ! » répondit-il à son salut tout en lui rendant son accolade. Son frère est... Humide. Où daedra a-t-il pu encore traîner ?  « J’ai passé la journée a espérer te croiser, mais je parie que tu es encore allé te cacher quelque part pour « méditer » ? » demanda-t-il d’un air taquin, en glissant innocemment un bras autour de ses épaules pour l’empêcher de fuir trop vite. Voire même de fuir tout court.

« Je n’ai pas vraiment eu l’occasion de parler avec notre sœur, mais je crois qu’elle fait la fête là-haut, oui. » Il sembla réfléchir un instant, peu sûr de lui. Etait-elle déjà partie ? Frothar devait se mettre en quête de son partenaire pour revenir s’amuser ensuite – quoi que l’effervescence était collective et partout dans la ville. « Père semble ne pas aller trop mal. Il n’est pas au meilleur de sa forme, tu sais, mais... Il a assez d’énergie pour boire de l’hydromel et rire avec les autres. » Ce n’était peut-être pas grand-chose, mais cela suffisait à lui réchauffer un peu le cœur. « Et toi alors ? Je parie que tu n’as rien manger de la journée, en plus. » Un regard en direction de ses deux gardes suffit à lui indiquer qu’il avait raison, et un grand sourire s’étire déjà sur son visage : « Viens manger avec moi ! J’allais justement à la Jument Pavoisé... Et non, je te vois venir : ne discute pas, je serais un bien mauvais aîné si je te laissais sans m’être assuré que tu ais avalé quelque chose. »

HRP.
° CODAGE PAR DITA | EPICODE °

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