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Mage
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Sujet: I will never, never be the same. I have seen stars. Real stars | Yildwyn Sam 14 Juil - 12:30


“I will never, never be the same.
I have seen stars.
Real stars.”
Fin de semailles 200 ❖ Wyn & Yildun
La fête des morts. La fête des Cœurs. La première semaille. Par la grâce de Zenithar, Wyn n’avait jamais tenu un calendrier des jours très précis. Le temps pour lui ne s’écoulait jamais en fonction des jours travaillés et des jours gais, des temps de moisson et des temps dévolus aux dieux. Le fils de mage et d’aubergiste n’avait jamais fait parti du cortège du quotidien, il avait son propre calendrier, l’écoulement du temps mesuré par des pattes de mouche sur parchemin qui n’avait jamais vu la lumière du soleil. L’irisation de Secunda et Masser par les aurores boréales, et la vision imperceptibles des huit planètes aedriques en fonction de leurs orbites et des neiges. Le temps que prenait un enchantement pour imprégner le médaillon d’une amulette. Le temps que ses yeux se mettent à pleurer de fatigue après trop d’efforts sous un ouvrage décharné par les âges. Le temps que mettait son atronach à se volatiliser en oblivion et les sortilèges pour se dissiper. L’horloge dwemer aux fins mécanismes posée sur sa table de travail qui égrègne un temps oublié, reflet mécanique des mouvements astraux, reproduits avec un soin maladif par un peuple éteint.  Le temps qui s’écoulait entre chaque changement de bandages par les doigts délicats d’Yildun. La part rationnelle de l’esprit de Wyn était conscient qu’au fil des jours le prêtre avait de moins en moins de soins à effectuer sur sa jambe meurtrie, que ce temps s’étiolait progressivement, mais il venait toujours l’interrompre dans ses travaux trop tôt. N’importe quand serait toujours trop tôt. C’était à croire que le guérisseur prenait un malin plaisir de venir l’interrompre et le tirer de sa réflexion, ce qui semblait à Wyn, toutes les dix minutes. On ne pouvait pas travailler de manière obsessionnelle en paix ici-bas.

Il ne savait pas depuis combien d’heures ( de jours ? Non, pas de jours, Yildun refusait de le laisser en paix un jour entier ) il avait été laissé seul dans son laboratoire, secondé par les pattes folles de son araignée. Il voulait être seul pour ça. Il avait houspillé Bertil jusqu’à le chasser de la salle souterraine où il travaillait. Et ce, avec un tempérament irascible comme son assistant avait peu vu. Il devenait de plus en plus irritable et solitaire Wyn, depuis son retour, mais qui pouvait le blâmer ? Depuis plus d’un mois maintenant, il avait l’impression de n’être jamais seul. Les questions de Stonekeeper, la présence de Bertil, la sollicitude de Yildun, l’œil d’Hermaeus Mora. Il était toujours observé – avec plus ou moins de bienveillance et de patience. Il se demandait jusqu’où irait la patience d’Yildun avec un mélange d’appréhension et d’impatience. Le faire fuir à corps et à cris, lui jeter des morceaux de métal tordu au visage, chasser sa douceur avec son amertume. Et se retrouver seul, à nouveau, perspective qui, par vagues le tenaillait d’envie ou le faisait succomber à une terreur sans nom. Une part de lui avait envie de pousser à bout le prêtre, voir si ses belles promesses tenaient du vide, voir s’il tournerait bride à voir les priorités du scientifique. Mais Yildun le regarder toujours œil dans les yeux, malgré la corruption de ses prunelles, et une fois sur deux Wyn était muet. Il était pourtant difficilement supportable.
Et tout le reste était hypnotisé par l’objet en face de lui. Wyn se redressa lentement, le dos qui avait été courbé pendant de longues heures sur l’établi, douloureux. Lorsqu’il déposa ses pinces et stylets dorés, aiguisé comme des scalpels, précis comme des outils d’un autre temps, sur sa table de travail, ses mains étaient entaillées de micro-coupures plus nombreuses les unes que les autres, causées par les arrêtes de l’acier dwemer le temps qu’il finisse. Il ne sentait rien. A sa gauche brûlait encore dans l’âtre le feu haut et brûlant qui lui avait servi pour courber le métal d’or vieilli à sa guise. A l’inspiration qui lui venait d’un lieu innombable. La pièce était surchauffée, les pistons aux valves largement ouvertes répandant leur vapeur brûlante, secondant le foyer pour propager la chaleur. Les tisons et pinces utilisées étaient encore rougies dans l’âtre et le devant des robes de Wyn était entamé par endroits de suie. Wyn n’osait pas respirer, en fixant l’amas de mécanismes et de métal posé devant ses yeux. Un morceau difforme, emboîtement de rouages, semblable à un membre amputé, sordide. Une vision effarante et contre nature, mais pas pour Wyn. Il fixait la prothèse d’un œil halluciné, l’or ajouté à ses yeux vivace comme un nid de serpent imprégnant le blanc. Il avait eu, il y a deux semaines, une illumination qui ressemblait à un cauchemar. Et depuis, il n’avait plus eu de cesse. Les schémas naissaient sous ses doigts teintés par le charbon qu’il utilisait pour tracer, et si son caractère devenait exécrable, ses douleurs fantômes elles disparaissaient devant la frénésie du génie inspiré.

Ce qui était laid, c’était lui. Wyn avait retrouvé ses longues robes de mage avec une bulle de soulagement dans le creux du ventre. Les tissus qui effleuraient le sol avaient un effet apaisant sur sa dysphorie, le tissu doux, bleu-gris, n’irritait pas sa cuisse abîmée. Et surtout, personne ne voyait le trou béant dans sa silhouette. Sans hésiter, ni s’accorder un temps de repos, Wyn saisit la gemme noire posée sur le côté de son établi. Il l’avait toujours conservée, depuis qu’il l’avait acheté à un prix d’or aberrant ( quel est le prix de l’âme humaine, en fin de compte ? ) il y a quelques années de cela, conservée pour un projet spécial qui n’était jamais venu sur son établi. Jusqu’à être certain, poussé par un petit doigt daedrique, c’était ce qu’il attendait depuis tant de temps. Les yeux mi-clos, il rassemble les ingrédients qu’il avait ordonné, sans douceur ni explication à Bertil de rassembler et il caresse le membre factice du bout des doigts. Un enchantement aussi subtil que celui qu’il avait en tête, avec une telle gemme… sur un tel artefact… Cela lui prit trois bonnes heures, favorisé par son ombre tutélaire. Il lui faudrait encore des réglages, de nouveaux enchantements, une précision de mage, mais c’était un premier essai. Ce n’était qu’un premier essai, le premier de tant d’autres, chuchotait, réconfortant, une voix au creux de son esprit.
Lorsque Wyn rouvrit tout à fait les yeux, laissant filer concentration et magie du bout de ses doigts, il prit une bonne minute pour que ses yeux fasse le point. Autour de la prothèse cuivrée, luisait une légère lueur plus claire, avant de s’effacer à petit feu, faisant corps avec l’objet. « - Yildun » il murmure, la sueur coulant lentement de sa tempe, l’aveuglant un instant. Il cligne des yeux et s’humecte la lèvre pour appeler un peu plus fort. « -Yildun ! »
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Sujet: Re: I will never, never be the same. I have seen stars. Real stars | Yildwyn Jeu 9 Aoû - 16:17

I will never, never be the same. I have seen stars. Real stars.
Le temps était clément en cette fin de Sémaille de l'année 200. Il faisait assez frais dans les premières heures du jour, avant de commencer à se réchauffer alors que les ventres affamés se ruaient chez eux ou entamés leurs casse croutes dans les champs pour la pause du repas. Si l'on restait assez longtemps, comme par exemple, assis en tailleur une pierre haut placé, on pouvait pleinement profiter de la chaleur et du soleil, bien qu'encore timide par instant. C'était une de ces matinées, où il avait quitté la grotte dans laquelle il vivait en quasi collocation avec Wyn et Bertil pour descendre dans Markarth pour faire quelques achats et dégourdir ses membres à l'air frais de la ville. Il aimait voir les paysans partir à leurs travaux dans les champs, les commerçants ouvrant leurs échoppes, les animaux errants cherchant de quoi remplir leurs panses avec les restes jetés derrière les auberges. Après avoir acheté quelques plantes et de l’alcool pour ses préparations, Yildun avait fini par rebrousser lentement chemin alors que le peuple se faisait de plus en plus nombreux dans les rues.

Il était remonté par les chemins parfois presque sinueux pour rejoindre les ruines Dwemers et la tanière d'un homme au corps et à l'esprit mutilé. Il adorait prendre soin de ce corps aux multiples écorchures bien que la tâche ne soit pas aisée. Il ne pouvait pas s'en convaincre autrement : Wyn Ysciele avait besoin de lui, qu'importe les colères et les objets qu'il pouvait lui envoyer au visage. C'est pour ça qu'avant de le rejoindre, avant de disparaître dans les grottes et le savoir oublié, il avait trouvé une roche en hauteur et s'y était assis pour prendre repos et boire quelques gorgées de sa gourde. Sa chouette sur l'épaule, elle profitait de l'air chaud s'engouffrer sous ses plumes dans des ulules discrètes, satisfaite de cette pause dans leur marche. Le borgne prenait le même plaisir à apaiser son esprit et à combattre le froid par une légère méditation. Il ne savait pas ce qu'il allait retrouver en rentrant auprès de l'unijambiste, il savait seulement que cela ne serait pas ennuyant. Ce qui était une très bonne chose pour Wyn. Il se plaisait dans cette étrange relation qu'il partageait avec le mage. Il resserrait un peu son manteau autour de ses épaules lorsqu'un frisson le parcouru. Il était l'heure de rentrer auprès de son patient à présent, les soins ne pouvaient attendre plus longtemps. Même s'ils n'étaient plus aussi réguliers que les dernières semaines, il fallait continuer de surveiller l'évolution de son état; même si une infection maintenant serait tout à fait extraordinaire.
Éloigné du laboratoire, avant d'aller rendre sa visite a Wyn, il préférait en premier lieu préparer sa mixture pour soulager la douleur du mage plutôt que d'aller l'embêter immédiatement. Quelques heures de paix ne pouvaient pas lui faire du mal après tout. Il avait toujours apprécié cette texture sur ses doigts, un peu visqueuse, cela ne le dérangeait pas outre mesure. Il y avait quelque chose de répétitif, mais aussi relaxant pour ses nerfs. Même s'il ne l'affichait pas devant ses patients pour ne pas leur donner plus d'anxiété qu'ils n'en avaient déjà, il n'était pas simple pour le prêtre de tout le temps comme si tout allait bien. Même si cela voulait dire empiéter sur son propre bien-être pendant quelques temps. Ce n'était qu'un maigre sacrifice. Sans s'en rendre compte, il remarquait tout à coup qu'une voix l'appelait. Il fronçait les sourcils sans s'en rendre particulièrement compte, détournant la tête vers là d'où provenait la voix. Le laboratoire où se trouvait Wyn. Une légère inquiétude parcourait son être avant de passer ses mains sous l'eau pour les laver avant de les essuyer. Ne prenant le temps de répondre qu'après un moment « J'arrive. »

Pour une fois, le ton de Rhil n'était pas tout à fait impérieux envers lui. Bien qu'il sente l'ordre sou jacent de se dépêcher de le rejoindre. Mais il prenait son temps quoi qu'il en soit. Si quelque chose n'allait vraiment pas, il l'appellerait bien plus et d'une voix plus forte, ou du moins, sentirait-il de la détresse dans celle-ci. Mais il n'y avait rien de tout cela. Les mains jointes dans les manches de sa robe de prêtre, il pouvait enfin voir le dos de son compagnon. Il s'approchait lentement jusqu'à être à ses côtés pour découvrir la nature de son appel. Une prothèse jambière visiblement créée par les soins du disciple d'Hermaeus Mora. Mais ce problème, il verrait plus tard. Il passait sur le côté droit du flanc de Wyn, s'approchant pour caresser de son oeil la merveille mécanique et magique qui apparaissait devant lui. Il y avait du génie dans la folie latente que pouvait abriter les crises obsessionnelles de Wyn. C'est ce qui faisait de lui ce qu'il était. N'osant toucher sans se prendre les foudres du mage, il posait cependant lentement sa main sur son épaule avant de remarquer la sueur sur son front.
D'un mouvement doux, il passait son pouce pour chasser une goutte de sueur prête à dévaler son front pour venir perturber sa vue ou lui chatouiller le bout du nez. « Elle est magnifique. » Ce n'était pas un faux compliment. Il le pensait vraiment, il n'y avait aucun mensonge de réconfort dans ce qu'il disait. Serait-ce la seule ou la première d'une nombreuse série de perfectionnisme de la part du blondinet. Il retirait lentement sa main avant de perdre plus longuement son regard sur la prothèse avec un silence confortable. « Quand penses-tu mettre en œuvre le premier essai de ce petit bijou ? » Il ne savait pas si à l'instant serait la meilleure idée, il faudrait d'abord manipuler son moignon et voir à quel point ses muscles avaient repris de leur vitalité pour tenter cette expérience. Mais il devait bien l'avouer : Wyn lui donner envie de jouer au mage et tester cette invention tout à fait fascinante. Aussi intriguant que son inventeur.
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Sujet: Re: I will never, never be the same. I have seen stars. Real stars | Yildwyn Dim 12 Aoû - 16:10


“I will never, never be the same.
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Fin de semailles 200 ❖ Wyn & Yildun
Wyn était en transe, incapable de détacher son regard des mécanismes inhumains qui reposaient devant lui. Les éclats d’or vieilli appelaient ceux de ses yeux, l’hypnotisant ; sa poitrine se soulevait à peine, gonflée à son maximum, l’air refusant de quitter ses bronches, refusant de le ramener au rang des vivants. Le mage n’était plus dans les méandres de ses propres souterrains. Il était ailleurs et inexistant à la fois, embrigadé dans un sacerdoce consenti. La tendresse de Yildun fait ciller imperceptiblement ses yeux, ses paupières ne se refermant pas tout à fait. Mais il cille, le début de ses pattes d’oies se creusant un peu plus, et il sourirait si ses lèvres n’étaient pas aussi sèches, entrouvertes et bouche bée.

Elle est magnifique. C’est le chef d’œuvre de son existence – jamais les doigts abîmés de l’inventeur ne créeraient mieux, et sa seule déception c’est d’avoir été incapable d’y penser plus tôt et seul. D’artisan il passe à l’art pur, de la magie il touche à la science ultime et la quête dwemeri. Elle a la pureté de la science et la beauté de l’arcane. L’approbation d’Yildun se double du murmure séditieux entre ses tempes, elle est magnifique, elle est magnifique… Wyn sourit, et il tourne la tête vers le prêtre, relevant les yeux pour observer l’homme penché au-dessus de lui. Il ne cherche pas à fuir son contact au contraire, mais son regard est illuminé d’or, son visage un instant éclairé de trois âges plus jeunes. Puis les ombres reviennent et Wyn acquiesce, avalant sa salive, se redressant sur son siège. Avide et handicapé à la fois. « - A l’instant. » Il pivote sur son siège, pour mettre ses jambes de travers. Sa cuisse touche le genou d’Yildun, le mouvement trop rapide et saccadé. L’heure et le moment, l’endroit et le compagnon ne font pas le moindre doute pour l’inventeur. Il a besoin de savoir, d’expérimenter. Le besoin est viscéral est enseveli tout dans l’avalanche, cela prend ses pensées et ses autres désirs, ça vole le temps et suspend son vol. Il veut savoir. Il veut prouver et devenir. La curiosité dévorante accélère son rythme cardiaque et le mage souffle – il fait voler une mèche blonde échappée de sa tresse qui lui est retombée contre l’arrête du nez, voilant son regard mais pas l’éclat de celui-ci.
Il semble avoir oublié la prothèse, pour fixer, transfiguré, le métisse. L’odeur du soleil qu’il transportait dans les profondeurs froides, la fraîcheur de ses mains nettoyées, et la blancheur de son œil qui semblait toujours le tenir sous son emprise.

Il l’impressionne toujours autant, mais la question tombe sous le sens, et la ferveur s’entend dans la voix de Wyn. La fermeté aussi, la simplicité de l'urgence qui l'a conquis - le mage aimerait avoir son sauveur auprès de lui, mais avaec ou sans lui, avec ou sans Bertil, avec pour seul soutien le daedra qui le pousse dans le dos, il le fera. « - Me ferais tu la faveur ? » D’une main, il retrousse et relève ses robes pour dévoiler ses jambes jusqu’aux genoux. Le breton refuse de baisser les yeux sur son moignon, sur la chair défigurée. C’est la nausée qui le bloque à chaque fois qu’il ose ce genre de mouvement. La jambe unique du poulet poilu, la musculature fondue par les mois de convalescence, la pâleur criminelle d’une vie passée à étudier. La chair vide et meurtrie qui le déséquilibre dans chacun de ses mouvements. Wyn ne quémande pas, ne supplie pas. Il demande d’une voix posée, sûr de lui et du privilège, de la découverte devant eux. Le respect absolu présent dans sa voix, on ne sait pour qui il est. Le daedra qui lui a ouvert les portes de l’inconnaissable, ce moment cristallin de la découverte, l’homme avec qui il partage ce secret, les portes closes autour d’eux en lieu et place de son apprenti.

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