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Chasseur de dragon
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Sujet: [ IB1 ] Audaces fortunat adiuvat [ Alundor & Attheia Mar 31 Juil - 17:28
Audaces fortunat adiuvat
Alundor & Attheia


La nuit avait été courte, et une heure déjà avant l’aube, Attheia arpentait les remparts de Blancherive. La solidité de la roche nordique sous ses bottes avait le don d’apaiser ses nerfs, elle ne réverbérait pas les échos de ses pas d’une façon narquoise ou de mauvais augure. C’était mieux que le bois de charpentes si prompt à se briser sous les pattes draconiques dont étaient fait la majorité des baraquements de Blancherive. Maisons de Blancherive, Attheia se morigéna. A ses yeux, la capitale de la châtellenie n’était qu’un champ de bataille de plus, une réserve de combattants à convaincre et à armer, pas un assemblage de foyers et de vie. Un combat s’était déroulé là. Elle en sentait encore la douleur dans sa chair, les bleus marbrant sa peau d’impériale, et les nouvelles cicatrices que les soins d’Yildun avaient fait passer dans sa chair à tout jamais, sans douleur. Attheia ne se plaignait pas, jamais. Un combat s’était déroulé là. Elle en sentait encore au petit matin la douleur dans sa chair, les bleus apparus dans sa peau d’impériale, et les nouvelles cicatrices que les soins d’Yildun avaient fait passer dans sa chair à tout jamais, sans douleur. Attheia ne se plaignait pas. Et elle avait célébré avec les autres, ivre de sang, ivre de victoire et du pari insensé qu’était devenu son existence toute entière, soulée d’hydromel jusqu’à la lie. Au petit matin, elle avait bien essayé de s’endormir dans les bras d’un nordique suffisamment vigoureux pour soutenir l’alcool et la rage qui habitait encore la guerrière après l’épuisement maladif du combat, de sa foi qui l’avait envahi toute entière. Fièvre et mysticisme s’étaient mêlés jusqu’à lui faire enfin clore les paupières, le poing serré, fermé contre son cœur. Cela avait une journée valant une croisade.

Avant l’aube, à l’heure où l’on déplace les armées entre les collines, pourtant, elle s’était réveillée, hurlante. Le sang gouttait de sa lèvre qu’elle avait déchiré dans son sommeil et elle repousse les fourrures, s’harnache de cuir et de pourpre sans un mot pour redescendre sur les remparts. Les dragons la poursuivaient jusque dans la nuit. Comme après Helgen réalisait-elle en observant la lueur poisseuse et enfumée des flambeaux dans la nuit. Elle avait pensé qu’exécuté la bête estomperait ses démons, mais ils étaient toujours là, ouvrant leur gueule béante et puante pour la mettre à genoux. Attheia ne connaissait qu’un moyen de réparer ses torts et taire ses doutes. L’action. Elle vint prêter main forte aux soldats de gardes, aux rangs clairsemés, aux traits pâles d’entendre même à cette distance les râles de leurs camarades blessés. Elle était à ce niveau de fatigue et d’enivrement par le sang qu’elle savait dangereux. De meilleurs généraux qu’elle avaient commis des erreurs gravissimes, gravées dans les livres d’histoire de l’Empire. Elle ne devait pas céder au délire de la fougue qui lui ferait perdre tout jugement. Pourtant, Attheia ne cherchait pas à retrouver le sommeil, échangeant quelques mots et collations avec les hommes et femmes des parapets.

Sitôt que l’éclat du soleil paraissait à l’horizon de blé et de plaine désolée, elle tourna les talons, son faucon regagnant son épaule et elle descend à pas brefs les escaliers de roche pour retourner dans la ville endormie. Elle avait été assez patiente d’attendre l’aube qui succédait au combat. Le dragon pourrissait encore sur la place publique, mais elle n’avait pas ce temps. Elle se déplace sans hésiter dans les rues désertées, l’armure collant à son épiderme comme une seconde peau en manque d’écailles. Le bruit de la forge l’attirait comme un aimant et Attheia vient se placer à distance de la forge et de son forgeron, gardant ses distances sans cacher sa présence. Elle l’observe un moment comme pour le juger. Elle ne connaissait rien de l’art de la forge – elle connaissait seulement le maniement des armes, et le prix que cela coûte en vie humaine que de prendre des armes au rabais.   « - Maître Forgeron. » Le salue calmement l’impériale. Sans politesse accessoire, elle fait cascader de son dos son bouclier. Bouclier impérial, au dragon rugissant dans le métal poli, bouclier qui s’était retrouvé entamé par des crocs de dragon et que la questrice tient devant sa poitrine, l’avant-bras passé dans les sangles sur la face intérieure. Derrière son calme royal, elle le jauge un instant, lutte pour garder la bride à son impatience, les ailes du rapace sur son épaule s’agitant comme pour faire écho à ses pensées. Elle sent encore la sueur du combat et de la peur, séchant sur sa peau, et surtout les palpitations de son crâne, le rythme imposé par l’alcool et les relents du combat qui déforment sa vision et son souffle. Elle s’efforce pourtant, altière, de lutter contre les derniers effets de l’ivresse, de ne pas tromper ses cartes d’une erreur de débutante. Dagny leur avait promis récompense. Mais Attheia ne se satisfaisait de rien. Elle est à peine là pour ça. « - Je promets de faire valoir votre temps. Et il y a un défi qui demande à relever dans sa voix, mais aussi l’enthousiasme brûlant issus de sa victoire et de la nuit hallucinée. Une détermination mordante.

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Sujet: Re: [ IB1 ] Audaces fortunat adiuvat [ Alundor & Attheia Jeu 9 Aoû - 21:09

« Audaces Fortunat Adiuvat »


Chaque coups donnaient un nouveau souffle à la journée qui se levait. L’oxygène sur les braises faisait étinceler les flammes qui renaissaient. Une renaissance après une journée, une nuit, de torpeur. Des vies perdues, mais d’autres sauvées. Tout cela dans un seul souffle. qu’il soit du camp du vainqueur ou de l’ennemi, le résultat était présent sur chaque pierres, chaque troncs qui représentaient l’ensemble civilisé de Blancherive. L’aube approche doucement, mais les coups sont déjà bien en rythme. L’eau fait crépiter la braise. L’Aigle au regard de feu reprend son activité, il devient centre de ce quartier, développe un espoir, une activité chez son propriétaire. Un homme qui s’acharnait sur l’acier, donnant vie à des armes dont il jugeait importantes. Son apprenti faisait des aller-retour, il était au meilleur de sa forme et assistait le vieil homme du mieux qu’il pouvait. Les ordres étaient tantôt murmuré, tantôt crié. Un cycle se mettait en place, les années d’expériences se dévoilant. Sa complexité se décortiquant devant chaque mouvements et coups de l’homme. Une répétition qui ne cesse pas. Une répétition nécessaire.

La voix se fait entendre, son marteau s’abattant avec une sacré force. Le forgeron grogne au salutation, relevant la tête pour plisser le regard, cherchant à voir qui le demandait. Encore quelqu’un qui voulait des clous ? Il n’en faisait pas à cette heure-ci, il fallait s’adresser à son apprenti. Jeune forgeron qui passe à côté de la guerrière, lorgnant dessus comme si c’était nouveau. Il manque de trébucher, mais se reprend pour ramener le charbon près de la fonderie. Alundor n’aimait pas spécialement être dérangé, mais aujourd’hui c’était différent. Il avait du travail. Il devait aider le Jarl, accomplir sa commande et préparer des équipements plus résistant pour combattre ces rampants. Il était à deux doigts d’envoyer balader la femme guerrière, il n’avait pas le temps, il n’en avait pas assez pour l’accorder à tout le monde. Pourtant, il aurait pu ne pas lui adresser un regard, mais l’état du bouclier en disait long sur la bataille. Le marteau en suspension, il redressa son vieux corps, baissant son bras pour l’observer avec attention. Chacun de ses pas étaient traînant, mais sa main libre frôle la pliure du bouclier. Ses iris grisâtre cherchent à jauger la force de la créature. Bien trop forte pour que l’acier actuel puisse lui résister. Il gronde. Reconnaît là que ce n’est pas une perte de temps -pas encore-. Le marteau se retrouve dans les mains de son apprenti, alors qu’il en profite pour retirer le bouclier et l’observer. Empire. Akatosh. Il grommelle dans sa barbe. Cela semble le faire chier, mais il ne peut pas faire la fine bouche. Pouvait-il seulement se permettre d’abandonner le réarmement des gardes de Dagny pour une requête ? Dagny. Il se rappelle des paroles le jour d’avant. Une victoire. Une récompense. Il détestait que la Jarl prenne des décisions sans lui en parler. Alundor aimait travailler, mais quand lui le décidait, pas quand on lui imposait, pour cela que son jeune apprenti faisait souvent la tournée des commandes à la Forgeciel.

Un sifflement d’admiration lui échappe, il a accepté la situation. Le dos de sa main retirait la sueur qui perlait sur son front. Il efface la fatigue qui s’accumule dans son bras, dans son mental. Il soupire vivement.

« J’vois ça. Ce maudit rampant a bien joué avec ton bouclier, ma petite. Je dois te garder la forme ? L’insigne dessus ? Que veux-tu que je fasse. »

Il se demandait même s’il ne pouvait pas ramener l’ouvrage au Camp de la Lune silencieuse pour l’améliorer à la fin. Ce n’était pas un sujet qu’il aimait aborder, il ne maîtrisait cet Art ancien que depuis quelques années, il avait peur que les effets ne soient pas plus évolutif. Il s’en doutait bien. Le bouclier reposa dans un fracas sur l’enclume, les doigts rugueux du forgeron retracent le bois, l’acier tordu. Non, il ne pouvait pas rendre à cette guerrière un bouclier qui ne ferait pas le poids face à ces reptiles. Guerrière qu’il avait remarqué appartenir à l’Empire, du moins c’est ce qu’il voyait, ce n’était pas l’uniforme jaune de la Garde du Jarl. La pince agrippa un pan de l’écu, allant dans le feu de l’Aigle. Les flammes léchèrent le fer, le rendant plus malléable. Alundor retira chaque morceau de fer pour le mettre à fondre au le bord. Il devait refaire le bouclier, il ne faisait que retirer les parties les plus intéressante, gardant l’emblème sur le bord. Un cuir lui fut apporté pour qu’il redessiner le bouclier, cherchant à voir comment il pourrait le reconstruire.

« Je sens que ce n’est pas que pour ça. Ton regard en dit long, je le connais. Je le connais que trop bien. Tu as envie de gagner, de repartir attaquer. Comme ma « famille » il y a quelques années, la soif de victoire ? »

Il connaissait l’engouement que beaucoup avaient après une bataille difficile, ils voulaient tous repartir et prouver qu’ils étaient vainqueurs, continuer dans cette lancée. Il connaissait cette force que l’on acquérait, tellement traîtresse, mais il ne pouvait pas se permettre de faire la leçon. Il beugla un ordre à son apprenti qui dévala l’escalier plus loin pour effectuer le chargement de minerai dans la fonderie.

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Chasseur de dragon
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Sujet: Re: [ IB1 ] Audaces fortunat adiuvat [ Alundor & Attheia Lun 13 Aoû - 0:25
Audaces fortunat adiuvat
Alundor & Attheia


Elle ne bouge pas d’un pouce Attheia, droite et roide comme une statue dédiée à la grandeur de l’Empire. Une statue qui perdurerait après la chute de l’Empire. La voir tendre et rendre son armement à quiconque est une vision dérangeante, quand la petite guerrière se débarrasse du bouclier et observe le vieil homme s’affairer auprès de la forge. Le sifflement de celui-ci attire un sourcil vers le ciel mais elle ne bouge pas plus. Comptant ses pions sur la carte mentale qui se déploie devant elle. Jaugeant l’assistant qui s’affaire, surtout les mouvements précis du forgeron, la force contenue dans ses membres ; il avait été un guerrier et il savait son affaire. Elle pouvait respecter sa force, admirer son savoir-faire. Lui céder gracieusement les symboles et les armes qu’elle défendrait de son corps et de sa charogne. Elle aurait oscillé dans le vent matinal si ses talons n’étaient pas solidement plantés dans le sol, les appuis sûrs, prêts à supporter un assaut d’où qu’il soit. De la langue vicieuse des hommes comme des crocs monstrueux. Elle n’a plus de luxe de plier l’échine.

« - Gardez l’emblème d’Akatosh. Et faites le mieux de votre art, vieillard. » Répond Attheia sans sourciller au petite dont l’affuble l’homme. Elle lui renvoie la balle avec la même tranquillité qu’il a employé. Elle ne se soumet pas autrement que par le fer, la petite. Le contraste avec la fureur et le fracas du combat de la veille émet le même grésillement que les armes au fer blanc jetée dans l’eau froide, mais elle ne perd pas pour autant du temps en jeu de jambes. Ni en regrets ; le symbole d’Akatosh est aussi celui de l’Empire mais les marques impériales peuvent être jetées au feu. Elle a rayé un à un les insignes de son rang sur son équipement, au couteau, dans les draps de soie du bordel des semaines auparavant. Elle ne sait qu’avancer et pousser l’avantage. Mais elle doit à Akatosh sa voix éraillée et le sang draconique dans lequel son glaive a trempé.
Elle cille à cause de la fumée et de la fatigue, pas parce que voir son bouclier au sein des flammes est un écho discordant d’avec certains de ses cauchemars. Qui n’aurait pas envie de victoire pourtant ? Le regard d’Attheia se vide un instant avant de revenir à l’assaut, et elle hausse les épaules. « - L’une des premières leçons de stratégie est de savoir quand maintenir l’avantage et pousser la trouée. Quand s’abstenir. » Si tuer un dragon ne vous faisait pas pousser des ailes, rien ne le ferait. C’était le danger qui la rongeait – sa propre peur, et sa propre flamme. Elle ne devait pas se laisser abusée par une seule victoire. Attheia jette un coup d’œil à Alundor, contenant sa curiosité. Sa famille. Les frères d’armes – y avait-il quelque chose de plus précieux au monde ? L’Empire elle l’oubliait. Ses frères et sœurs d’armes, avoir quelqu’un pour défendre son côté, cela lui manquait. C’était froid, la guerre quand il n’y a plus que les étincelles de l’acier et les cris des mourants pour vous forcer à continuer.

Attheia manque d’être heurtée par l’apprenti, qu’elle suit du regard en silence, puis elle s’avance, digne, seigneuriale presque. Pesant chacun de ses pas comme une danse – ou une passe d’arme. Elle s’approche des armes qui traînent, les métaux travaillés, attirée comme un papillon. Comme résister à de telles œuvres ? Elle saisit une épée par la garde avec délicatesse pour la soulever, soupeser et appréhender l’arme. Tout son corps est empli du même respect, de la même gravité devant ce qui est pour elle comme un bijou. L’arme était parfaitement équilibrée. Elle la baisse pourtant, les reflets du soleil naissant jetant des arcs-en-ciel sur son visage, ricochant sur le métal poli, chassant les braises et couperets des pommettes de la brun pour l’irisé plus doux. « - Ce que je veux savoir c’est à quel point vous méritez votre légende. J’ai besoin de quelque chose qui tienne le coup et en vaille la peine. Qui soutienne plus qu’un seul assaut, et qui me donne l’avantage dont j’ai besoin. » Il avait posé la question, il obtenait une réponse sans ambages, nette, la voix coupante et cristalline. L’impériale s’avance jusqu’à Alundor, tenant l’arme par le pommeau comme un poignard, lame vers le bas, poignet souple contre sa cuisse. Elle doit relever la tête pour croiser le regard d’Alundor, avec sa tête en moins, et sa tête lui tourne un peu. Cela n’atténue pas son regard, ni la manière stoïque dont elle revendique son nouvel étendard ;   « - Nous avons besoin de plus qu’une victoire. Nous avons besoin d’armer une armée. »


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Forgeron Compagnon
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Sujet: Re: [ IB1 ] Audaces fortunat adiuvat [ Alundor & Attheia Lun 13 Aoû - 22:35

« Audaces Fortunat Adiuvat »


La notion de stratégie lui arrive aux oreilles, un léger sourire s’esquisse avant qu’il ne lève son marteau pour frapper le fer récupéré. La cadence des coups sont comme une mélodie à ses oreilles, cela reste pour lui une sérénité qu’il ne peut qu’apprécier. Il aime ce qu’il entend, il ne peut s’en détacher. Il a trouvé sa voie, il sait qu’il pourra rendre fier les anciens maîtres de la forge. Le hurlement de son apprenti lui annonce que le métal entre en ébullition, qu’il grimpe en température et est prêt à devenir ce en quoi il devrait servir plus tard. Une arme. Un bouclier. Une armure. Tout cela c’est lui qui le décide. Sa carcasse d’un mètre quatre-vingt dix s’approche de la fonderie, il récupère la poche de fonte, rajoute le fer déjà usé. Il ferait un bouclier qui résistera un long moment aux attaques du rampant.

Alundor remarque que la guerrière observe ses armes, elle en attrape une, il est gonflé de fierté, il sait que c’est aussi le travail de son apprenti qui est jugé. Il ne pourrait pas tenir la cadence sans lui, il n’était plus tout jeune, il ne vendait plus son équipement à Faillaise, ce temps était révolu et cela lui faisait du bien de changer d’air. Changer pour finalement revenir chez les Compagnons. Il gronde un peu à la suite de ses mots. Le défi est là. Mais la charge de travail aussi. Il sent que ce n’est pas une demande en l’air que son travail est déjà reconnu par elle. Il le sent, sinon elle ne lui demanderait pas ça. Il pourrait très bien l’envoyer à la forge à l’entrée de la ville, mais elle avait décidé de se perdre dans l’antre des Compagnons : Jorrvaskr. Son marteau repose délicatement sur le bord de l’enclume, il se détourne, lui tourne le dos alors qu’il s’approche du fond de l’air que représente sa Forge. Au fond de son territoire qu’était l’oiseau aux yeux et bec de flamme. Alundor retire le tablier, relevant les manches de sa tunique. Il était toujours présent pour un défi et cela en devenait un quand on doutait de son Art, mais pire quand on jouait avec lui comme le faisait la femme. Il savait très bien ce que valait ses équipements, il ne doutait pas, mais il prenait les paroles de la petite très à cœur.

Ses doigts calleux se refermèrent sur le manche en bois massif de son arme. Tout son corps se tendit pour finalement amorcer un mouvement et jeter l’arme en question vers la guerrière. Le marteau de guerre alla heurter avec précision le sol juste à côté des pieds. Sa fidèle amie qui l’avait sauvé de nombreuses fois. Un marteau qu’il avait conçu et qui démontrait toujours une grande efficacité. Il se rapprocha pour se pencher et attraper le manche, relevant l’arme pour la caler sur son épaule.

« Le mérites-tu que je te fasse tout ça ? Soyons joueurs. Tu gagnes, j’accède à ta demande, petiote. Je gagne. Tu me paies à boire. »

Il se détourne, sourit même, ça faisait longtemps et il méritait sa petite pause, le temps que le mélange se fasse il pouvait bien se permettre ça. Il dévale les marches en prenant son temps. Il finit par se diriger vers la zone d’entraînement des Compagnons.

« Prends un équipements de ma forge ! Je te prouverais que mon acier est le meilleur de tout le pays ! », hurle t-il pour se faire entendre.

Il gardait son marteau proche de lui, revêtant une armure de cuir pour se protéger a minima. Il effectua quelque mouvements, se réhabituant alors qu’il laissait le choix à la femme d’attaquer en premier ou non. Il était enjoué à l’idée de pouvoir à nouveau faire équipe avec sa vieille amie. Il se savait encore très en forme pour combattre, pour chasser et surtout pour faire déguerpir un abruti de sa forge. Cette petite lui plaisait, elle lui répondait, c’était différent de tous ces connards qui se pissaient dessus dès qu’il s’agissait de lui demander un service. Celui-ci ne pouvait être demandé que par le fer, c’était une bonne initiative de la femme.

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